‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 155 sur 351 · Argument des Sept contre Thèbes · texte numérisé non relu

Argument des Sept contre Thèbes

2. Suidas, Aîoyvdos, Edvootwv, PrioxAñc, Môpormos at Medavbroc, . ’Actuddpac, Dautnv étmatvetc.

FAMILLUES DE POÈTES 36 3

et Sophocle lui-même venaient de mourir, comme le premier poète tragique d'Athènes :1lcomposa cinquante tragédies. Après eux, le second Sophocle, fils d’Ariston, dans la première moitié du 1v° siècle, composa quarante tragédies et fut sept fois vainqueur.Plustardenfin, mais dans la période alexandrine, parut un troisième Sophocle, auteur de quinze drames 1. Moins féconde, la famille d'Euripide compte néanmoins encore deux poètes, l’auteur d’Iphigénie à Auls, et son fils ou neveu, Euripide le jeune?. Citons, enfin, au début du 1ve siècle, Karkinos, raillé par Aristophane, qui fut père de trois poètes tragiques, Xénoclès, Xénolimos et Xénarchos. Cette continuité de la vocation dramatique danscertaines maisons ne doit pas être considérée comme un simple fait d’hérédité. L’ambition des succès de théâtre, dont nous venons de parler, avait naturellement une force toute particulière chez ces fils et petits-fils de vainqueurs, qui portaient souvent des noms déjà illustrés sur la scène. Mais de plus, si l'on songe à tout ce qu’exigeait alors l’art tragique de ceux qui s’y livraient, et aussi à la jeunesse de cet art, au petit nombre des modèles, à l’incertitude de la tradition, on comprendra aisément de quel prix étaient les conseils et les enseignements de ces hommes remarquables, initiés par une longue expérience à tous les secrets du métier. Les leçons de pareils maîtres assuraient à leurs héritiers une supériorité d’éducation qui pouvait presque compenser l’infériorité du génie, ou qui, en tout cas, aidait singulièrement le talent à prendre son essor.

= En dehors de ces familles privilégiées, Athènes ne fut pas seule à produire dans la même période un grand nombre de poètes tragiques. Les autres villes de la

4. Vie de Sophocle; Suidas, ’Iop&v, Zopox)ñs; Diog. Laërce, VIIT, 2}°9:

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