‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 157 sur 351 · INFLUENCE D’ESCHYLE · texte numérisé non relu

INFLUENCE D’ESCHYLE

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Parmi ces poètes, il y eut d’abord beaucoup d’imitateurs et un petit nombre seulement de novateurs.

Au temps d'Eschyle, nous n’entrevoyons guère de tentatives vraiment originales, en dehors des siennes. À tort ou à raison, c’est en lui que se résume alors pour nous toute l’activité créatrice du génie dramatique. Ni Aristias, ni Polyphradimon ne semblent avoir apporlé rien de nouveau sur la scène. Après la mort d’Eschyle, sa manière est loin de disparaitre avec lui. Son fils Euphorion se fait parliculièrement le continuateur de son art. On nous apprend qu'il remporta quatre victoires avec des tragédies de son père qui n'avaient : pas encore été représentées ! : cela ferait donc un groupe de douze pièces d’'Eschyle (ou même de seize en comptant les drames satyriques), mises sur la scène comme nouvelles au temps même des triomphes de Sophocle. Sans doute, ce fut lui aussi, ou son frère Bion, qui prit soin de faire jouer de nouveau les pièces anciennes de leur père, en profitant du privilège glorieux voté par les Athéniens ?. La vieille tragédie se maintenait donc, grâce à eux, à côté de la tragédie nouvelle, et nous savons par un passage des Acharniens d’Aristophane combien le peuple athénien, en 425, goûtait encore ces anciennes pièces, si différentes pourtant de celles que produisaient les poètes du jour *. On doit supposer, par suite, que dans cette famille d'Eschyle, si attachée à

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