Suidas, Esvop'wv
2, Vie d'Eschyle : ’AGnvaïo: Gë rosoÿtov fyarnoav Aioyddov ws Ynoioacfar era Odvaroy œdtod Tov Bouvhomevoy Oiôdaxerv Ta Aioyvou yopoyv XauG6aveiv. Cf. schol. Aristoph. Acharn. 10; schol. Aristoph. Grenouilles, 868 ; Philostrate, Vie d’Apollonius, VI, 11, p. 113 Kayser.
3. Voyez la déception de Dicéopolis qui attend une pièce d’Es-
chyle, lorsque le héraut vient annoncer l’entrée du chœur de Théognis : Acharniens, 10.
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l'esprit de son glorieux chef, les innovations ne furent admises que lentement. Au temps de la guerre du Péloponnèse, Philoclès, le neveu du grand poète, faisait jouer encore une tétralogie à l’ancienne mode, la Pan-
dionide, à laquelle Aristophane fait allusion dans ses
Oiseaux !. Ajoutons qu’on cite parmi ses tragédies des pièces tout homériques, à en juger du moins par les titres : Priam, Pénélope; nouveau trait de ressemblance entre Eschyle et lui2. Ce même goût se retrouve, deux générations plus tard, chez le petit-fils de Philoclès, Astydamas, qui, dans son Hector, s'était inspiré direc-
tement du vre livre de l’{iade, et nécessairement aussi
d’autres parlies du même poème *. Indices légers sans doute, mais qui, venant à l’appui d’une opinion probable par elle-même, ne sont peut-être pas sans valeur. Si nous possédions encore toutes lesœuvres perdues de ces poètes, ce serait vraiment une chose bien curieuse que de suivre ainsi, pendant plus d’un siècle, la persistance de l'esprit d’Eschyle dans les pièces de ses descendants. Souvent entamée par les influences nouvelles, celte tradition domestique a dû reparaître brusquement à certains jours, en donnant lieu, alors même, à de singuliers compromis entre l'antique simplicité et les nouveautés à la mode. L’A/eméon d'Astydamas par exemple contenait une reconnaissance à la manière d'Euripide *; et tel fragment du mêine poète atteste qu’en bien des parties de son œuvre, il avait pris également le ton sentencieux et les fines pensées de