‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 164 sur 351 · Suidas, ’Ayas · texte numérisé non relu

Suidas, ’Ayas

3. Sur Agathon, voir Ritschl, Opuscul. philoloz. I; et l’art. Ag1thon, de Dieterich, dans Pauly-Wissowa, t. I, p. 164, L 4. Suidas, ’Ayafowv.

gédies, qu’est censée se passer la scène qui forme le sujet du Banquet de Platon. Aristophane, dans son Gérytadès, et d’autres poètes comiques sans doute, dans diverses pièces, se moquaient de ce qu’ils appelaient, à tort ou à raison, sa mollesse. Né un peu après le milieu du siècle, vers 445, il remporta sa première victoire en 417-416 !. Peu d'années après, il fut appelé par le roi de Macédoine Archélaos et se rendit à la cour de Pella. Quand Aristophane fit jouer les Grenouilles, en 405, Agathon avait déjà quitté Athènes depuis quelque temps. Il dut mourir à Pella peu avant la dernière année du siècle, en pleine maturité par conséquent. De ses tragédies, sept ou huit titres seulement nous sont connus : Achille, Aérope, Alcméon, Anthos ou Antheus, Thyeste, la Destruction d'Ilios, les Mysiens, Télèphe : il n’est pas bien sûr que plusieurs de ces titres ne soient pas applicables à la même pièce ?.

Le peu que nous savons de ces diverses tragédies nous permet seulement d’entrevoir en quoi Agathon s écarta des usages reçus. Sa Destruction d'Ihios, d’après le témoignage d’Aristote, était une sorte d’épopée dramatique, où il avait réuni tous les événements principaux de la guerre de Troie *. Par suite, chaque événement en particulier ne pouvait être qu’effleuré : 1l n’y avait plus ni situations fortes, n1 développements de sentiments. Cette faute de structure, dit Aristote, fut la seule cause de son échec; ce qui laisse supposer

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