‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 165 sur 351 · Athénée, V, p. 217 A · texte numérisé non relu

Athénée, V, p. 217 A

2. L'existence de l’Achille et de la Destruction d’Ilios est contestée: Dieterich, art. cité. Pour la première, le témoignage d’Aristote (Poét. c. 15) prête en effet à une autre interprétation; mais pour la seconde, je crois que le passage de la Poétique, c. 18, en atteste clairement l’existence.

3. Aristote, Poétique, c/18: "Ooo méparv ’IAou OXnv Eroinoav nat un HAT HLÉPOg À ÉXTIMTOUGIV À XAxGS Aywvirovrar * Êmel xal "Aydüwy éké- HETEV ÊV TOUTW LÔVE, ras

qu’à son avis la pièce avait d’ailleurs des qualités remarquables. Autant que nous pouvons en juger, ce singulier essai était une sorte de retour aux procédés de composition de la tragédie primitive. Comme 1l arrive souvent, les novateurs retournaient vers le passé. Bien différente fut la tentative du même poète qui donna naissance à la pièce iutitulée Anthos ou Antheus. Les uns ont traduit ce mot par la Fleur, les autres, avec plus de vraisemblance, l’ont considéré comme un nom propre. Aristote nous apprend que tout y était purement fictif, les personnages et le sujet !. Voilà donc un poète, qui pour la première fois, se mettait en dehors de la mythologie et de l’histoire. Dès lors, ses personnages ne pouvaient être ni des héros m1 des rois; avait-il inventé la tragédie bourgeoise? Ou bien le drame d’Eschyle, de Sophocle et d'Euripide se transformait-il en une sorte de féerie? Entre ces deux conjectures, il est impossible de se prononcer : nous soupçonnons un essai digne d’attention, nous n’avons aucun moyen ni de le définir, ni de l’apprécier.

Une autre innovation bien curieuse d’Agathon fut de substituer aux stasima du chœur, plus ou moins liés à l’action, des morceaux de chant qui n’avaient plus aueun rapport avec le sujet de la pièce?. C’étaient de simples intermèdes (66) qui pouvaient être transférés sans inconvénient d’une tragédie à une autre. Il résultait de là que les épisodes étaient bien plus isolés les uns des autres, ce qui revient à dire que la division future en actes commençait à se montrer sous l’ancienne construction dramatique presque disjointe. Dans ces intermèdes, comme sans doute aussi dans le chant des

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