‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 17 sur 351 · Hérodote, V · texte numérisé non relu

Hérodote, V

2. Schol. Pind. Ném. X, 12. [Aristotel, Récils merveilleux, 100, 110

les fêtes du printemps que nous représente un beau fragment de son Orestie, des chœurs, interprètes de la piété publique, chantaient ce queles rhapsodes avaient raconté pendant longtemps. Par l'effet du chant, ces” vieux récits élaient transformés. Tout ce qu'ils contenaient de religieux était mis en lumière. La grandeur des idées, comme celle des personnages, remplissait les auditeurs d'une admiration pieuse. Il est vrai que, dans les hymnes de Stésichore, le pathétique était tempéré probablement par une sorte de gravité empruntée à l'épopée. Mais ce qui s'était passé à Sicyone, où les chants héroïques avaient pris si aisément le caractère dionysiaque, prouve assez combien l’âme populaire était prête à s’exaller, dès qu’on l’y provoquait par ce genre d'émotions.

Ainsi, quand la tragédie se constitua, dans la première moitié du vi siècle, on peut dire qu’elle existait déjà à l'état latent, grâce au lyrisme et à la religion qui l’avaient tirée de lPépopée. Elle cherchait sa forme propre : ce fut le dithyrambe qui la lui fournit.

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