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THÉODECTE

père Morsimos et son grand-père Philoclès {. Disciple d’Isocrate, lui aussi, il n’aborda la scène qu’assez tard, y fit couronner quinze de ses tragédies, et mérita l’honneur insigne de voir sa statue placée au théâtre. Ce fut, dans la première partie du 1v° siècle, le poète tragique le plus renommé d'Athènes. La plus célèbre de ses pièces était son Parthénopéos *. Mais Aristote cite aussi avec éloge la reconnaissance qui avait lieu dans son Alcméon *. Son fils, Astydamas le jeune, poète tragique également, ne semble pas avoir eu le même talent que son père.

Théodecte de Phasélis sortit, comme Astydamas cet comme Apharée, de l’école d'Isocrate *. En ce temps de rhétorique, c’était là que se formaient les poètes tragiques. Comme Astydamas aussi, il fut orateur avant d’être poète, et il continua de l’être tout en travaillant pour la scène. Les leçons de Platon et celles d’Aristote contribuèrent à faire de lui un des hommes les plus distingués de son temps. Il prit part à treize concours et fut huit fois vainqueur. En outre, dans le concours ouvert par Ja reine Artémise pour honorer la mémoire de son époux Mausole, il présenta à la fois une tragédie qui portait le nom du prince défunt et un éloge oratoire; la tragédie, selon le témoignage d’'Hygin, était encore supérieure à l’éloge*. Quelques jugements d’Aristote semblent indiquer que le sens dramatique était loin de manquer à Théodecte. Son Lyncée, son Tydée offraient des exemples remarquables de péripélies®. Peut-être même

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