‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 180 sur 351 · Plotius, p. 501 Keil. Voyez plus haut, p. 46, note · texte numérisé non relu

Plotius, p. 501 Keil. Voyez plus haut, p. 46, note

qui écrivit des drames satyriques!. Si ce qui vient d’êètre dit est exact, il faut entendre par là que Pratinas, le premier, composa des pièces satyriques indépendantes. Le genre existait avant lui, mais ce fut lui qui l’organisa. Cela ne veut pas dire d’ailleurs que ses drames aient été représentés isolément. L'usage, tel que nous venons de l’expliquer, voulait que le drame satyrique füt joint, d’abord à une tragédie, puis, quand la forme trilogique se fut dégagée, à une trilogie. Rien ne nous autorise à croire que cet usage ait été mis de côté par Pratinas. Seulement ses drames satyriques, ayant désormais une existence propre, pouvaient être liés indifféremment à n’importe quelle trilogie, parce qu'ils ne dépendaient spécialement d'aucune. Cela explique comment Pratinas put composer trente-deux drames satyriques contre dix-huit tragédies seulement, et comment lui, le maïtre reconnu du nouveau genre, ne remporta qu'une seule victoire?. S'il y avait eu un concours distinct pour les drames satyriques, ce fait serait inconcevable ; mais il n’y en eut jamais. Il faut donc supposer ou que Pratinas a fait représenter plusieurs fois les mêmes trilogies tragiques en variant les drames satyriques qu'il affectait à chacune d'elles, ou qu’il prétait ses drames à d’autres poètes tragiques, enchantés de s’associer pour cette partie spéciale du concours un homme qu'on savait y exceller ?. Nous ne connaissons des drames satyriques de Pratinas qu’un titre (/es Lutteurs) et rien de plus. Né dans le canton de la Grèce où les satyres étaient le plus populaires, 1l dut sans doute à ses impressions d'enfance de goûter plus naï-

L. Suidas, Ilparivag : IIpüros Éysabe caturouc. Tzetzès, morceau cité, v. 91.

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