Pollux, IV
2. Pollux, pass. cité. Athénée, XIV, p. 621: ’Epmmeîro Yyap vic ëv edtehet Tÿ Aééer xAETTOVTAG TIVAS OTWpaAY À Éevrxdv iatTpdv Touautt ÀEYOVTa.
3. Athénée, pass. cilé, se contente de dire d’après Sosibios, à propos de ces facéties laconiennes, xwpixñç mardiäs %v tie Tpémos nahatôc.
manière générale l’existence de ces danses mimiques en Laconie, rappelons qu’un nom spécial, celui de dikélistes, y servait à désigner les habiles en ce genre de parade grotesque ‘, et reconnaissons qu’en somme tout cela était bien peu de chose et que lhistoire littéraire aurait vraiment tort de s’y arrêter.
Ce qu'on rapporte des bouffons appelés en divers lieux avroz#60arot est tout à fait du même genre. Sémos le Délien, dans son ouvrage sur les péans, disait qu’on désignail ainsi des gens qui se couronnaient de lierre et qui débitaient de longues tirades : plus tard, ajoutait-il, on leur appliqua le nom d’ambes à eux et à leurs discours en vers *. Le lierre révèle le caractère dionysiaque de ces manifestations et le nom d’iambes la tendance salyrique de ces monologues, peut-être en partie improvisés.
A Sicyone, les joyeux compagnons qui fétaient Bacchus s’appelaient des phallophores *. Ce que nous en savons parait se rapporter à un temps où le théâtre existait déjà, mais on ne peut guère expliquer de pareilles folies que par la survivance d’anciens usages. Ces phallophores formaient une bande turbulente ; ils se couvraient le visage avec des touffes de serpolet et des feuilles d’acanthe, se meltaient en outre sur la tête une épaisse couronne de lierre, et ainsi masqués, ils s’avançaient d’un pas rythmé en chantant; puis, tout à coup, rompant les rangs, prenaient leur course etse livraient à mille plaisanteries ; au milieu d’eux, le porteurdu phal- Jos se distinguait à son visage barbouillé de suie. Un mot assez obscur du même témoin semble indiquer que, après celte entrée bruyante et désordonnée, ils jouaient une scène dramatique (orddny £roarrtv), mais il serait témé-
1. Plutarque, Apopht. Lac. 186. Athénée, pass. cile. 2. Athénée, XIV, p. 622.