‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 208 sur 351 · Diog. Laërce, pass. cité · texte numérisé non relu

Diog. Laërce, pass. cité

8. Plutarque, De adulal, et amico, 27 ; Requm et imperator. sn mala, Hieron, ÿ.

enfants; nous ne savons rien de sa personne ni de sa vie.

L'œuvre de Phormos a entièrement disparu. Celle d'Épicharme ne nous est connue que par quelques fragments et un petit nombre de témoignages. Si insuffisants qu'ils soient les uns et les autres pour une étude complète, ils ne nous permettent pas du moins de douter qu'Épicharme n'ait été un des esprits supérieurs de ce siècle, qui en compta un si grand nombre. Platon faisait de lui le plus grand nom de la poésie plaisante, comme il faisait d'Homère le plus grand de la poésie sérieuse ?. |

La grande innovation d’Épicharme et de Phormos, ce fut, d’après le témoignage précis d’Aristote, d’avoir donné à la comédie une fable ÿ. À vraidire, il ne paraît guère douteux que, au temps où ils parurent, cette chose nouvelle ne füt, commeondit, dans l’air. « La comédie, écrit encore Aristote, avait déjà quelques formes à elle, quand se produisirent les poètes qui lui sont propres et dont les noms sont restés 4. » Parmi ces formes à elle, il y avait sans doute des essais de fictions dramatiques. Mais ce qu’on n’avait pas compris jusque-là, c’est que de telles fictions, essentiellement satiriques et bouffonnes, pouvaient être développées comme des fictions tragiques, à travers une série d'événements appropriés, jusqu’à un dénouement. La comédie, telle qu'on la concevait alors, consistait en scènes décousues, en tableaux successifs. L’idée des novateurs fut de l’assujettir à une action régulière. Bien que nous n’ayons aucune preuve

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