‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 217 sur 351 · FA > CR · texte numérisé non relu

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lités supérieures qu’attestent les passages cités plus haut, la force d’une part et l’enjouement satirique de l’autre. Descriptions plaisantes, reparties vives, réflexions brèves et moqueuses; l’entrain et la spontanéité partout ; quelque chose de libre, de dégagé, de toujours prêt, qui manifestait un esprit supérieur. Par 1 Épicharme a révélé à la Grèce la vraie nature de la comédie. Il a été le maître des grands Attiques, et quand Platon le mettait au-dessus d’eux à côté d'Homère, c'élait justice. Mais cela ne veut pas dire qu'il les ait surpassés en ce qu’ils ont de propre et d’excellent. Autant que nous pouvons en juger, il semble que chez lui il y ait eu peut-être plus de force de pensée, mais moins de grâce naturelle. Çà et là, on le voit abuser de ses moyens. Il les laisse trop paraitre, et il les répète jusqu’à les faire confondre avec des procédés. Dans sa grandeur incontestable, une perfection suprême lui manque, celle qui consiste à se défier de l’art luimême, ou à l'identifier tellement à la nature qu'il se confonde avec elle.

Si gaie que füt parfois la comédie d’Épicharme, ce n’était pas une comédie populaire à proprement parler. Elle avait de hautes ambitions, el par là même elle

laissait le champ libre à un autre genre, plus simple,

plus rapproché du terre à terre de la réalité commune, Ce fut le mime !, qui nous est malheureusement fort peu connu.

4. Parmi les travaux critiques relatifs à ce sujet, il faut citer surtout la thèse de M. Heiïitz, Des mimes de Sophron, Strasbourg, 4851 ; l'ouvrage de Fuhr, De mimis Græcorum, Berlin, 1860 ; l’article de Forster sur Sophron et Platon, Rhein. Museum, 1875, p. 316 ; et enfin l'étude de M. Denis dans son ouvrage sur la comédie grecque.

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