Aristote, Poélique, ©. 3 : ’Atipaïouévous x T0oÙ Gotews
côté de la tragédie dans les grandes représentations urbaines vers la fin de la vie d’Eschyle.
Toutefois quelque chose des anciens sentiments subsista fort longtemps, sinon toujours, à son égard. L’État, qui accueillait lacomédie, la tenait jusqu’à un certain point en mépris et en suspicion. Une loi, dit-on, interdisait aux membres de l’Aréopage de composer des pièces comiques!. En outre, en se mêlant de politique, la comédie s’atlira plusieurs fois de mauvaises affaires. Sans parler des accusations dont certains poètes comiques furent personnellement l’objet, nous savons que, sous l’archontat de Morychidès, en 440, une loi fut portée qui interdisait de prendre pour sujets de pièces les actes des hommes du jour ; elle ne fut abrogée qu’au bout de trois ans, en 437?. Vingt-el-un ans plus tard, en #16, la même prohibition était renouvelée sur la proposition de l’orateur Syracosios*. Cela suffit à prouver tout au moins que la comédie avait d'assez nombreux ennemis qui la guettaient, et qu'il suffisait d’une occasion pour leur donner la majorité.
Malgré cela, une fois reconnue par l'État, elle prit en peu d’années un éclat inattendu. Alors se produisirent des poètes dignes de ce nom, et par eux les tendances caractéristiques du genre se révélèrent. Avant d'aller plus loin, il importe de les noter ici. Quand nous en viendrons aux hommes, la part personnelle de chacun dans l'œuvre commune sera le plus souvent impossible à déterminer; raison de plus pour essayer de dire par où ils se ressemblent tous.
1. Plutarque, Gloire des Athéniens, 5 Didot : Tv dë ôpauaromotwy TV LV xXwuwdomotiav oÙtwc Mospvov AyoÏvTO AA POPTIAÈV WSTE VOLOG AV undEva rotsiv xwUwÔtAS "Apeonxyitnv.