Athénée, V, 218 D
imaginant des sujets nouveaux et en inventant des ficlions ‘. » Ce genre, parallèle au premier, gagnait donc du terrain. Phérécratès, en le cultivant, mérita d’être appelé un poète « vraiment atlique » arrixwraros?. Quelques-uns des fragments assez nombreux de ses pièces nous donnent en effet l'idée d’un écrivain spirituel et inventif. Sa comédie des Sauvages était à la fois très plaisan(e et très philosophique. On y voyait un chœur de misanthropes, dégoûtés de la société et de ses institulions, qui s’en allaient vivre parmi de vrais sauvages; mais la sauvagerie, qui Les charmait de loin, leur semblait bientôt, à l'épreuve, odieuse et intolérable?. Une telle comédie était certainement une satire : c'était la satire des rèveurs quidécrient l'association humaine et qui prônent un élat de nature purement imaginaire. D’autres inventions ingénieuses se laissent à demi apercevoir dans les fragments ou sous les titres expressifs de ses Transfuges (Abréuodot), de ses Vieilles (T'oë&es), de son Précepteur d'esclaves (Aowoddäcz2)0:), de ses Hommes fourmis (MopunzäIpwnot). Un passage de ses Mineurs (MeraXdis) contient une description, en trente-trois vers, d’un royaume infernal transfornié par le poète en pays de cocagne *. Tout cela permet de croire que Phérécratès aurait gagné à être mieux connu; mais, dans l’état de nos renseignements, ce serait [ui donner trop d’importance relative que d’insister davantage.
Contentons-nous de mentionner Téléclidès, Hermippos et son frère Myrtile, Philonidès enfin, tous, à peu de chose près, poètes du même temps, prédécesseurs im-
4. Didot, Schol. gr. in Arist., Proleg. IIT : ’Efrkwxs Kparnra wat ad roù uÈv houdopetv dnéorn, nodyuara dE elonyoÏmEvOs kOVX NUdOXNLEL, YE— vOpEvos EdpeTix de [LUPWY.