Schol. Aristoph. Nuées
taille et la longueur de laiguillon qu’elles trainaient derrière elles !. En général, il s’agissait surtout de frapper tout d’abord les regards par quelque emblème amusant: c’était la simplicité même qui faisait le mérite de ces inventions saugrenues. D'ailleurs il importait de ne pas alourdir le chœur qui avait besoin d’être libre de ses mouvements pour les folles danses qu'il exécutait. La partie essentielle de son costume élait un vêtement collant en cuir ou en étoffe (cwtrtov), serré par une ceinture à laquelle s’adaptait souvent le phallus. Par dessus celte sorte de maillot, les choreutes portaient, selon les nécessités de leur rôle, ou les pièces ordinaires du costume athénien, tunique d'homme ou de femme, manteaux de diverses coupes, ou des ornements de fantaisie, plumes, ailes, écharpes flottantes. S'ils étaient amenés à se débarrasser de cela en tout ou en partie, ils se montraicnt au public avec le maillot décoré de bandes de couleurs vives ?. Comme les acteurs, les choreutes de la comédie étaient masqués. Il va de soi que leurs masques prêtaient à rire; mais, à vrai dire, nous n'en savons rien de très précis; comme détail caractéristique, un scoliaste nous apprend seulement que les Nuées d’Aristophane portaient de grands nez *. Au chœur étaient attachés, comme pour la tragédie, un ou plusieurs
joueurs de flûte, qui souvent revêtaient le même costume#.
Le nombre des acteurs de la comédie semble avoir été longtemps illimité 5. Lorsque le genre comique ne con-