Aristophane, Oiseaux
5. Didot, Schol. gr. in Aristoph., Proleg. V. : Ta mpoocwma eioñyov
sistait encore, comme nous l'avons vu, qu’en une sorte de satire boutfonne, et que d’ailleurs l’État ne s’en mélait pas, chaque poète devait organiser son personnel selon le sujet et selon ses ressources: il y avait donc tantôt plus d'acteurs et tantôt moins; c’est pour cela sans doute que, au témoignage d’Aristote, on ne pouvait dire qui en avait fixé le nombre {. Quand l'État institua les concours et qu’il établit officiellement la chorégie comique, il dut imposer un règlement à cet égard, et il le fit sans doute en tenant compte des usages reçus, mais surtout en assimilant la comédie à la tragédie. Celle-ci était alors en possession de trois acteurs; on en donna le même nombre au nouveau genre dramatique. Cratinos, par ses succès, montra quel parti on pouvait tirer de ces ressources qui nous semblent si exiguës, et il passa dans la suite pour avoir introduit ce qu’il avait simplement subi et sanctionné. C’est là du moins ce qui semble probable. Et s’il en est ainsi, nous devons admettre que la comédie ancienne se contenta, comme la tragédie contemporaine, de trois acteurs en titre ?. Toutefois les pièces d’Aristophane que nous possédons ne se prêtent à cette opinion qu’à la condition d’y faire la part d’un certain nombre de rôles supplémentaires peu étendus et peu importants ?: ces rôles devaient être confiés soit à des choreutes de bonne volonté, soit à des acteurs pavés par le chorège ou par le poète lui-même #,
La comédie ancienne, en raison de son caractère de
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1. Poétique, ©. 5 : Tiç dt moôcwna dnédwuev..… À TAfôn Émoxpirov.… NYVONTAL.
2. Lucien, sur la Calomnie, 6. M. Zielinski (ouv. cité, p. 122) n’applique ce passage qu’à la partie de la comédie ancienne qu'il appelle l’&ywv (voir plus loin); rien n’autorise, je crois, cette restriction.