Bergk, Griech. Lilerat. IIT, p
4. Beer, Zahl der Schauspieler bei Aristophanes, Leipzig, 1844.
bouffonnerie outrée et fantastique, exigeait de lapartdes acteurs des aptitudes toutes spéciales. Aussi le personnel qu’elle employaitétait-1l absolument distinct de celui de la tragédie !. Indépendamment des qualités spéciales de la voix, qui constituent partout ce qu’on peut appeler l’accent comique, il est aisé de deviner, d'après maint passage d’Aristophane, quelle exubérance de gestes plaisants, d’attitudes effarées ou saugrenues, quelle variété de gambades et souvent de contorsions étranges le public athénien attendait de tous ces personnages grotesques. Il leur fallait contrefaire les gens conaus, imiter parfois les animaux, mêler la fantaisie la plus extravagante au réalisme le plus saisissant, marquer rapidement une ressemblance et aussitôt enlever une charge à outrance, se montrer à la fois bouffons, acrobates, danseurset chanteurs, et en même temps faire preuve d’intelligence satirique. Cela supposait en somine, avec des aptitudes de pitre, un véritable instinct artistique, et 1l n’y a pas lieu d’être surpris que quelques-uns de ces acteurs aient été aussi de remarquables poètes. A côté d’Apollodore, qui fut protagoniste d’Aristophane dans la Paix ?, et d’'Hermon, qui semble avoir joué des pièces d'Eupolis *, nous devons rappeler les noms déjà cités plus haut de Cratès et de Phérécratès, qui appartiennent à l’histoire littéraire.
Naturellement le costume des acteurs comiques comportait une variété et une bizarrerieen rapport avec celle des situations représentées 4. Comme pour le chœur, le vêtement collant, avec ses bigarrures de toute sorte, en était la pièce principale ÿ. Au moyen de coussins dis-
4. Platon, République, JIT, 395, À : AA’ oùde Trot Ünoxpirat xwouwdots Te xat Tpaywôotç où aUTo:.