‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 243 sur 351 · Voir Zielinski, ouv. cité, p · texte numérisé non relu

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2. Il est vrai qu’on trouve dans la première partie de la pièce (v. 354-374) un morceau amapestique qui offre quelque analogie avec la partie manquante de la parabase.

3. M. Zielinski remarque pourtant avec raison que des Sdernier s vers du chant d’avant-diner (1155) ont la forme d’un épirrhème. C’est un appel aux juges qui a bien quelque chose d’une parabase

Westphal !, trois périodes dans l’histoire dela parabase au temps d’Arislophane. À la première appartiennent les six plus anciennes de ses comédies; elles ont toutes une parabase principale à peu près complète, et les cinq qui sont antérieures à 420 ont en outre une parabase secondaire. La seconde période comprend Lysistrate, Les Fêtes de Déméter, les Grenouilles, c'est-à-dire des pièces qui ont des parabases incomplètes et qui n’en ont jamais deux. Les comédies de la troisième période en sont absolument privées. On peut conclure de là que le type de la parabase complète a dù se constituer au temps des succès de Cratinos, qui nous est donné comme l'organisateur principal de la comédie. Mais comment s’est-1l constitué? C’est là un sujet de conjectures.

La première partie de la parabase, c’est-à-dire le discours anapestique, est ce qui surprend le plus le lecteur moderne et par suite ce qui semble trahir le plus sûrement une origine très ancienne. L'auteur y apparaît brusquement; il s’entretient avec son public et lui parle de tout ce qu’il a sur le cœur; quand ce n’est pas l’auteur en personne, c’est {out au moins le coryphée, qui se fait alors l’interprète des idées ou des sentiments de sa troupe sur des choses étrangères au sujet même de la pièce. Si l'on remarque que le rythme est celui d’une marche, il paraît naturel de supposer que ce morceau a dù être primitivement un prologue qui servait à présenter le chœur au public, avant qu’il n’eût revêtu son costume. L’idée de transporter ce prologue au milieu de la pièce a pu naître d'autant plus aisément que celle-ci était déjà coupée par des intermèdes chantés, où l’on oubliait le sujet pour toutessortes de fantaisies. L'avantage était évident pour le poète, qui ainsi pouvait gagner la bienveillance de ses auditeurs par les

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