‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 246 sur 351 · Christ, Metrik, p. 398 et suiv · texte numérisé non relu

Christ, Metrik, p. 398 et suiv

donne quelque chose de dansant. Associé au trochée, il convient aux chansonnettes dont nous venons de parlert. L'iambe plus ou moins pur, avec des solutions fréquentes et des longues de trois temps, a donné à la comédie des rythmes populaires de chants bachiques 2. Le choriambe tumultueux y apparaît aussi assez fréquemment, à l’imitation du lyrisme ancien, né dans Le peuple même et perfectionné par les poètes lesbiens ?. En revanche, le dochmiaque, si aimé de la tragédie, si approprié à l’expression de langoisse, du désespoir, des lamentations, est à peu près étranger à la comédie, sauf dans la parodie. Par suile de ces faits, le lyrisme comique, dans lensemble, est aussi différent du lyrisme tragique que la comédie l’est elle-même de la tragédie. Plus varié dans ses formes #, 1l rappelle cependant de plus près les improvisations populaires, soit parce que la liberté d'invention y est moins assujellie à l'usage, soit parce que les partis pris y sont plus accusés et les intentions plus poussées à l'effet.

Nous n’insisterons pas ici sur la conduite de l’action ni sur les caractères du chœur et des personnages dans la comédie ancienne. Ce sont là des choses qui tiennent à l’art personnel de chaque poète. Or, en fait de poète comique de ce temps, nous ne connaissons vraiment qu’ Aristophane; ce sera donc en l’étudiant que nous pourrons étudier aussi avec quelque précision ces divers aspects du genre qu’il a illustré. Contentons-nous ici, sur

. Lysistratle, 181.

Acharniens, 263 et suiv. Grenouilles, 398 et suiv. Christ, Metrik, p. 481.

4. Surtout si l’on compare celui d’Aristophane par exemple à celui d’Euripide.

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