‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 268 sur 351 · AELE · texte numérisé non relu

AELE

Autour d’Aristophane ss groupent un certain nombre de poètes qui ont été ses rivaux. Leurs œuvres, aujourd’hui perdues, ressemblaient plus ou moins aux siennes. Eupolis, Phrynichos, Platon, Aristonyme, Amipsias, Archippos, Callias, Hégémon, Lysippe, Leucon, Métagénès, Aristagoras, Strattis, Théopompe, Alcée, Cantharos, Dioclès, Nicocharès, Nicophon, Eunicos, Philyllios, Polyzélos, Sannyrion, Démétrios, Apollophane, Képhisodore, Épilycos, Euthyclès, Autocratès, voilà ceux dont les noms sont venus jusqu’à nous. Beaucoup de ces poètes n’eurent, en leur temps même, qu’une très médiocre célébrité. Nous n'avons pas ici à nous occuper d'eux. Trois seulement, Eupolis, Phrynichos et Platon, ont eu assez d'importance personnelle pour que nous n’ayons pas le droit de les confondre dans la foule.

Le plus grand de tous fut Athénien Eupolis, fils de Sosipolis, l’un des trois maîtres de la comédie ancienne, presque égal en génie et en réputation à Aristophane avec des dons différents. Aussi précoce que lui, il fit représenter sa première pièce à dix-sept ans, dit-on, en 429 !, Pendant près de vingt ans, des succès répétés ne cessèrent d’accroitre le renom très légitime dont il Jouissait. Les témoins anciens nous rapportent qu'il avait composé quatorze ou dix-sept comédies et qu'il obtint sept fois le premier rang dans les concours ?, Il mourut dans l’Iellespont où il fit naufrage, en 411, en prenant

1. Principaux témoignages sur Eupolis : notice de Suidas, Eÿmokc ; Prolégom. Didot, I, IT, III, IV, XI. Cratinos, Aristophane et Eupolis sont constamment cités ensemble et sur le méme rang, conformément au canon des critiques alexandrins: Horace, Satires, I, IV, 4 ; Quintilien, X, 1 ; Perse, II, 92; Lucien, Contre un ignorant, 21.

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