‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 273 sur 351 · Suidas, Ppôviyog ’ABnvatoc · texte numérisé non relu

Suidas, Ppôviyog ’ABnvatoc

3. L’allusion d’Aristophane (Nuées, 559) n’est pas un jugement.

Platon, surnommé le Comique pour le distinguer du philosophe, sembleavoir étéle plus jeune de cette pléiade de poètes !. Il obtint ses plus brillants succès pendant la seconde partie de la guerre du Péloponnèse, et nous savons qu’une de ses pièces, probablement le Phaon, fut représentée en 391 2. Comme tous ses contemporains, il fit de la politique militante, à ses jours ; plusieurs de ses pièces élaient, ainsi que celles d’Aristophane, des satires dramatiques; citons, en ce genre, l’Hyperbolos, le Pisandre, les Ambassadeurs, l'Alliance et surtout le C/éophon, joué en 405 *. Mais ce qui dominait dans le théâtre de Platon, c'élait la parodie. L'importance et l’éclat qu'il sut donner à ce genre l'ont fait considérer quelquefois dans l’antiquitécommeun poète delacomédie moyenne“. Cette tendance est encore altestée par les titres et les fragments de plusieurs de ses pièces: Adonis, Dédale, Europe, Zeus maltraité, Laïos, Ménélas, La longue nuit, les Cercopes, Phaon. Les moyens nous manquent pour apprécier en lui l'invention ou la force comique, mais à coup sûr les fragments nombreux que nous possédons révèlent un poèle ingénieux et un écrivain ÿ.

L'histoire liltéraire ne peut ni taire ces noms ni s’y arrêter longuement. [l est important de bien comprendre qu’Aristophane ni Eupolis ne sont isolés au milieu de leur siècle, qu'ils sont seulement les premiers d'un groupe nombreux, et qu’autour d’eux Athènes a vu se presser des compétiteurs de mérite. L’ancienne comédie a été l'expression naturelle de l’esprit satirique et de la fantaisie chez les Athéniens pendant près d’un demisiècle:

Suidas, IDiadrwy ’Afnvatos xwpuu6c.

. Schol. Aristoph. Ploutos, 179.

. Argument des Grenouilles.

. Prolégom. Didot, IV, IX a, IX b, X.

. Prolégom. Didot, X : Tov yapaxrhpa Aauroütaroz.

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