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CHAPITRE XIII

BIBLIOGRAPHIE

Les fragments des poètes de la comédie moyenne et de la comédie nouvelle se trouvent dans les recueils qui ont été mentionnés plus haut (voir chapitre X, BIBLIOGRAPHIE). — Dans la bibliothèque Didot, ceux de Ménandre et de Philémon ont été Joints aux comédies d’Aristophane et complétés plus tard dans les Comicorum graecorum fragmenta.

SOMMAIRE

I. Transformation de la comédie ; ses causes. — IT. Sujets à la mode: parodies, représentation des mœurs. L’intrigue et les personnases. Abandon de la fantaisie dans l’inventionet dans le langage. — III. Les poëêtes de la comédie moyenne. Antiphane, Anaxandride, Eubule, Alexis. — IV. Comédie nouvelle. Son organisation. Sujets qu’elle préfère. L'amour. Imitation de la vie, L’intri- . gue. Les personnages. L’élément comique. Esprit épicurien et

. moralité de la comédie nouvelle. — V. Les poëtes: Philémon et Ménandre. — VI. Poètes contemporains: Diphile, Apollodore, Posidippe.

Après. la guerre du Péloponnèse, tandis que la tragédie déclinait sensiblement, la comédie continua ses suc-

cès en se transformant !. Dans le dernier tiers du 1v° siècle, cettetransformation étaitdevenue déjàsi évidente qu’Aristoteopposaitnettement la comédie nouvelle à l’ancienne en les distinguant par leurs caractères propres ?. Cette distinction était fondée sur la nature des choses. Elle fut longtemps regardée comme suffisante par les ‘critiques anciens. C’est seulement au temps de lempereur Hadrien qu’on s’avisa de distinguer en outre une forme intermédiaire, sous le nom de comédie moyenne. La division ainsi constiluée a prévalu dans l’usage. La Comédie moyenne (ñ uésa xwmedix) remplit une période d’un peu plus de soixante ans, depuis le commencement duivesiècle jusqu’à lavénement d'Alexandre (400-336) ; la Comédie nouvelle (ñ véx ou à xawn xwuodix) occupe toute la fin du 1v° siècle et la première moitié du siècle suivant (336-250). Bien entendu, ces dates n’ont qu’une valeur approximative. En réalité, l’évolution du genre comique s’est faite d'une manière continue, et les trois formes de la comédie sont loin d’être séparées par des différences aussi tranchées qu'on pourrait le croire au premier abord. Tout en conservant la division traditionnelle, qui est commode, il importe donc de ne pas lui attribuer plus d'importance qu’elle n’en a #.

Les anciens expliquaient la transformation de Ia comédic par un fait précis, une loi, qui aurait imposé si-

1. Toute cette partie de l’histoire de la comédie grecque a été spécialement étudiée dans l’ouvrage de Guillaume Guizot: Ménandre, étude historique et littéraire sur la comédie el la société grecques, Paris, 1855. Ce livre garde sa valeur à côté de ceux de Denis, d’Éd. Du Méril etdes histoires générales de la littérature grecque où les mêmes questions sont traitées.

2. Aristote, Morale à Nicomaque, IV, 14 : Ty rov malx&v et Tnv TOY AWIVOV.

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