‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 284 sur 351 · Fragm · texte numérisé non relu

Fragm

2, Fragm. 191.

3. Suidas, 'Avatavdp!ôns. Pauly-Wissowa, Anaxandrides, I, art. de Kaïibel. L'inscription 230 du CIG (Inscr. graæc. Sic. et Ilal., 1098) contient, selon Bergk (Rheïin. Mus. XXXIV, p. 327 et suiv.), la

un étranger, lui aussi: de Rhodes, selon les uns; de Colophon, suivant les autres. Sa première victoire fut sans doute celle qu’il remporta en 377 selon le marbre de Paros î. Il prit part encore, vingt-neuf ans plus tard, au concours dramatique organisé par Philippe après la prise d'Olynthe en 348. Il avait composé 65 comédies, qui lui valurent dix victoires. Ce fut lui, selon Suidas, qui introduisit le premier sur la scène comique des amours et des séductions. Ceux qui parlaient ainsi oubliaient au moins le Cocalos d’Aristophane; mais ils devaient avoir raison en faisant ressortir comme une nouveauté l’importance donnée par Anaxandride à ces ressorts dramatiques. Cependant la proportion des sujets mythologiques et des sujets d’intrigue est à peu près la même chez lui que chez Antiphane. Quant à son talent, ce qui nous reste de ses pièces ne pere réellement pas de l’apprécier ?.

Eubule, fils d'Euphranor, Athénien du dème Fe Kettos, ne nous est guère mieux connu ?. Il vivait, nous dit Suidas, dans la 101° Olympiade(376-373). En prenant celte date pour celle de ses débuts, on voit qu'il dut appartenir presque à la même génération qu'Antiphane. Sur les cent quatre comédies qu’il avait composées, il n’y en a guère qu’une soixantaine qui nous soient con-

liste des victoires remportées par Anaxandride aux Dionysies urbaines de 382 à 349. Cf. CIA II, 971.

* Marbre de Paros, ép. 70.

. Le fragment 39, où un Grec oppose s ses mœurs à celles d’un ae. est d’un homme d’esprit et d’un écrivain qui a du trait. En revanche, le fragm. 41, où les noces d’Iphicrate avec la fille de Cotys sont décrites en 71 anapestes, n’est qu’une longue énumération bien fastidieuse. Ce qu’il y a de meilleur dans les fragments d’Anaxandride, ce sont les morceaux de réflexions générales, satiriques où non, qui nous ont été conservés par Stobée (fr. 52, 53, 55, 60, 61, 63) : il y a là des choses fortement dites, avec esprit et vigueur. Lire le jugement de Chaméléon dans Athén., IX, 314 D.

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