‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 309 sur 351 · Voyez t. II, p · texte numérisé non relu

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que, aux personnages qu’il introduisait. Peu à peu, on alla plus loin. On eut une scène, et un ou plusieurs acteurs, qui interrompaient par des monodies les chants du chœur ou qui entremélaient leurs propres chants aux siens dans un dialogue lyrique. Ges acteurs eurent un costume comme ceux de la tragédie. Au temps de la guerre du Péloponnèse, le dithyrambe ainsi transformé était devenu un véritable drame lyrique. Une chose toutelois le distinguait profondément du drame véritable ; c’était la prépondérance accordée à la musique. Tandis que, dans la tragédie, l'élément lyrique était de plus en plus restreint, dans le dithyrambe, au contraire, non seulement tout était chanté, mais, dans ces chants, la poésie n’était presque rien, et la mélodie, ainsi que l’accompagnement musical, était tout. Depuis longtemps déjà, on avait renoncé à la structure antistrophique, trop régulière et trop solennelle ?. S'il en restait encore quelque chose, ce devait être dans les chants du chœur, qui marquaient les phases de l’action ; celle-ci se développait surtout en longues mélodies brillantes et passionnées, librement conduites, qui étaient exécutées soit par un petit nombre d’artistes de choix mêlés aux choreutes, soit par des solistes représentant les personnages. Dans ces conditions, la pièce proprement dite n’était guère autre

chose qu’un thème destiné à fournir au compositeur

une matière pour ses créations musicales.

Le nome subit alors des transformations analogues. Là aussi se fait sentir la double influence du drame et de la musique nouvelle. Ces beaux chants religieux, graves et simples, avaient gardé, depuis la plus haute

4. Sur ces faits, voir les témoignages cités plus loin, à propos de Timothée et de Philoxène.

2. Aristote, Problèmes, XIX, 15 : Kai oi d0Üpauéor, émesdn prunrixoi yévovto, oÙxÉTL Éyouoiv dvriotpépouc, mpôtepoy dë elyov.

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