Diodore, XIV
6. Marbre de Paros, 88. Si l’on accepte le témoignage de Suidas (Tiuéfeoc) qui le fait mourir à 97 ans, il serait né en 454.
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Grèce ait vues. Allant de concours en concours, il fit entendre ses compositions musicales à Athènes, à Sparte, en Macédoine, et sans doute dans presque toutes les grandes villes de la Grèce et de l'Asie mineure !. Ses innovations techniques sont mal définies?. Suidasles résume en disant qu’il amollit l’ancienne musique*, reproche vague, adressé, comme nous avons vu, àtous les poètes lyriques de ce siècle. On raconte que, après lui avoir entendu jouer l’Enfantement de Sémélé, le sénat de Sparte ordonna que les rois et les éphores le réprimanderaient et feraient détruire les cordes supplémentaires qu’il avait ajoutées à sa lyre {. Quand Pausanias, au second siècle de notre ère, visita Lacédémone, on montrait encore dans la Skias endroit où la Iyre condamnée avait été suspendue ÿ. Timothée avait composé des nomes citharédiques, qui furent réunis en dix-huit ou dix-neuf livres, formant un ensemble de 8000 vers, et, en outre, cinquante-sept odes (roooua), vingt-et-un hymnes, dix-huit dithyrambes, sans parler d’autres poésies moins importantes f. Ce fut surtout dans le nome qu’il excella; il y fut le continuateur de Phryais, qu'il vainquit dans un concours 7. Mais le nome, tel qu'il
1. Alexandre l’Étolien dans Macrobe, Saturn, XXII, 5; détail intéressant sur le concours qui eut lieu à Ephèse à propos de la consécration du temple d’Artémis.
2. Nicomaque (Harmon. II, 35 Meibom) dit que Timothée ajouta une onzième corde à la lyre; Suidas parle de la dixième et de la onzième; le premier décret du sénat de Sparte mentionne aussi onze cordes ; mais Pline (Hist. natur. VIT, 204) n’en connaît que neuf; enfin Phérécrate, dans le fragment cité, attribue douze cordes à la lyre de Timothée. Ce dernier témoignage, qui est d’un contemporain, me paraît celui qu’il faut préférer.