Suidas, Tipo6eoc
7. Aristote, Métaphys. IT, 1, 933 B : Et pèv yào Tip60eoc un éyévero,
l’entendait, différait à peine du dithyrambe, puisqu'il y avait introduit un chœur !: iln’est pas surprenant qu’il ait pu cultiver à la fois l’un et l’autre genre et réussir dans tous les deux.
Le trait caractéristique de son art, c'était une sorte de réalisme qui manquait parfois de mesure dans l'imitation. En composant l’Enfantement de Sémélé, il avait essayé de reproduire par la poésie et la musique les plaintes de la mère donnant le jour au jeune Dionysos. On connaît le mot expressif d’un des auditeurs de la pièce : « Si Sémélé eût enfanté un mercenaire au lieu d’un dieu, quels cris aurait-elle donc poussés ?? » Dans un autre morceau, dont le titre est incertain, il avait imité un orage : un certain Dorion disait à ce propos, pour marquer l'impuissance de la musique à traduire ce genre d'effets, qu'enregardantune marmite qui bout, on pouvait voir une bien autre tempête #, Il résulte de là que Timothée poussait jusqu’à labus la recherche des effets nouveaux et violents. Son Artémis qu’il chanta lui-même sur le théâtre d'Athènes, commençait par un curieux entassement d’épithètes rares, qui devaient à la fois étonner l’esprit par leur audace et l'oreille par leur consonnance #.Ces défauts étaient d’ailleurs com-
moxknY av pehomotiav oùx efyomev" et dE un Ppôvi, Tim6eoc oùx àv Èyévero. — Plutarque, Manière de se louer, c. 1.Ilse vantait lui-même de ce triomphe avec une grâce naïve dans des vers que Plutarque a tort de blâmer : « Ta félicité fut grande, ô Timothée, lorsque le héraut vint dire : Timothée de Milet a vaincu le fils de Canops, le maître des souples mélodies ioniennes. »
. 1. Clément, S/romat. I, 308 : Nôpous np&ros foev EV op xaÙ wu- 6apa Tiuobeos.