‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 319 sur 351 · Athénée. VIII, 338 A · texte numérisé non relu

Athénée. VIII, 338 A

4. Plutarque, Lecture des poètes, k : Marvada, Pur4da, vo:6adax, Xuccäda. Kinésias, présent à la représentation, s’écria plaisamment en entendant ce début : « Voilà bien la fille que je te souhaite! » C'était le mot d’un rival, mais aussi d’un Athénien qui sentait ce qu'il y avait là d’affecté et de redondant.

pensés par de hautes qualités : le mouvement, la passion, l’élan associé parfois à la grandeur. Le nome patriotique intitulé les Perses, qui semble avoir été

composé vers le temps où Agésilas combaltait en

Asie, resta populaire en Grèce comme une des plus belles œuvres du lyrisme. Aristote, dans sa Poéti-

que, y voit un modèle de cette sorte d’imitation

qui embellit son objet !. Deux siècles après Timo thée, on le jouait encore en Arcadie, et un beau vers, qui désignait sans doute Thémistocle, y devint une occasion de triomphe pour Philopæmen : « C’est lui, disait le poète, qui a fait cette liberté glorieuse, noble parure de l’Hellade ?. » Deux autres vers du même nome, empreints tous deux d’une gravité forte et d’un sentiment élevé, nous sont restés. « Honore la honte généreuse, car elle prête sa force à la vertu dans le choc des lan-

ces $, » Et encore : « C’est Arès qui est notre maitre :

quant à l’or, la Grèce ne le craint pas ‘. » Un autre fragment, à la fois brillant et hardi, nous montre en Timothée un poète qui avaitconscience de la nouveauté de son art et qui en était fier :

«Je ne chante pas ce qu’on a chanté au temps passé. La nouveauté, c’est la puissance. Maître nouveau, Zeus est roi du monde ; aux jours anciens, Gronos avait l’empire. Loin de nous la Muse du vieux temps 5. »

Outre les pièces lyriques ci-dessus mentionnées, trois de ses compositions nous sont connues par leurs titres

4. Aristote, Poétique, c. 2. Le sens du passage, bien que diversement interprété, ne me paraît pas douteux. Aristote oppose le nome des Perses, de Timothée, qui était une sorte de tragédie lyrique, au Cyclope de Philoxène, dithyrambe qu’il compare implicitement à une comédie,

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