Suidas, "Ebvoas, dvriôüon. Fr. 10 Bergk
ait pu être qualifié parfois de poète tragique !. Toutefois ce genre de représentation touchait presque autant au drame satyrique qu’à la tragédie proprement dite, et cela explique pourquoi Aristote oppose le Cyclope de Polyxène aux Perses de Timothée ?. Une autre œuvre célèbre de Polyxène était le Banquet, dont la popularité est attestée par Aristote?. Il nous en reste d'importants fragments, dont lauthenticité a été mise en doute par Athénée, mais défendue de nos jours‘. C'est une longue description en vers dactyliques, qui montre bien vivement à quel point la poésie élait alors subordonnée à la musique. Si incertain que soit encore le texte, 1l n’est pas téméraire d’aflirmer que la valeur des pensées y est à peu près nulle. C’est un assemblage habile de mots nouveaux, de composéssonores, de périphrases étranges, qui caressent l'oreille et amusent l’imagination ; une mélodie, d’un caractère familier et fantaisiste, donnait sans doute à ces énumérations un agrément qui aujourd’hui leur fait absolument défaut. Le Banquet fit au poète une réputation de gourmet, dont nous retrouvons le témoignage dans les anecdotes des biographes et même dans les fragments de la comédie”. Cela est pour nous de peu d'intérêt. Ce qui importe, c’est de noter la célébrité durable de Philoxène. Ses dithyrambes figu-
4. Scoliaste d’Aristophane, Ploutos, 290 : Atfupau6onoiov n toayowdoôtddoxahov. Un passage obscur du De Musica de Plutarque (c. 30) pourrait faire croire que Philoxène, le premier, introduisit dans le dithyrambe des airs (uéAn) chantés par des solistes.