‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 322 sur 351 · Aristote, dans Athénée, I, p · texte numérisé non relu

Aristote, dans Athénée, I, p

4. Athénée, IV, 146; cf. I, p. 5. Consulter sur cette question Bergk. De relig. comœd. atticæ, p. 212 et suiv.

5. On confondit le poète, volontairement ou non, avec divers homonymes, tels que le poète Philoxène de Leucade et un autre Philoxène, fils d’Eryxis. Aujourd’hui ces confusions sont devenues pour nous inextricables ; voir Athénée, I, c. 8, 9, 10, 11, et surtout

VII, 241, passage où sont cités de curieux vers du poète comique Machon d’Alexandrie, contemporain de Ptolémée Evergète.

raient parmiles chefs-d’œuvre qu’Alexandre se fit adresser dans la haute Asie par le ministère d’Harpalos ! ; et Polybe rapporte que les Arcadiens, longtemps après, représentaient sur leurs théâtres, aux fêtes de Dionysos, les poèmes lyriques de HArEe avec ceux de Timothée ?.

Au-dessous de ces maîtres de l’art, nous ne ferons que nommer iciKydias, Télestès d’Argos, Polyidosle sophiste, auteur à la fois de tragédies et de dithyrambes, enfin Castorion de Soles, qui composa un Aymne à Dionysos pour célébrer Démétrius de Phalère, nommé archonte. Les quelques fragments qui nous restent de ces divers poètes ne méritent pas de mention particulière.

Il faut ajouter qu’à côté des poètes dithyrambiques de profession, plusieurs des hommes éminents du ve et du 1v° siècle ont composé des dithyrambes d’occasion. Parmi ceux-ci, nous devons citer Timocréon de Rhodes, l’adversaire acharné de Thémistocle, et le poète tragique Ion de Chios ; il a été question de l’un et de l’autre précédemment *. Ajoutons à leurs noms celui du célèbre Diagoras de Mélos, expulsé d'Athènes en 415 pour s’être moqué desmystères d'Éleusis : il est curieux que le seul fragment subsistant des poésies de cet homme, qui passait pour athée, soit un hommage à la puissance divine #.

Ce que nous venons de dire explique assez pour quoi la poésie lyrique touchait à sa fin. Associée à la musique, elle s’était laissée peu à peu subjuguer par elle, au point de perdre tout ce qui faisait sa valeur propre. Dès qu'elle fut résignée à n’être plus qu’un agence-

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