‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 330 sur 351 · Bérgk, Poet. lyr. gr. II, p · texte numérisé non relu

Bérgk, Poet. lyr. gr. II, p

3, Ibid, p. 243.

4, Nous renvoyons d’une manière générale aux notices de Bergk, dans le tome IT de ses Poetæ lyrici græci.

L'ÉLÉGIE 661 d’origine aussi incertaine et en tout cas de si petite importance : 1] nous suffira de distinguer ici trois ou quatre poètes qui ont plus de titres que les autres à représenter l'élégie de la période attique.

Il nous est resté quelques fragments des élégies d’un certain Dionysios surnommé Khalcous (d’airain)'. T1 fut le premier à composer des distiques dans lesquels le pentamètre précédait l’hexamètre ; innovation manifestement contraire à la vraie nature de ce groupe métrique et qui trahit le désir de la nouveauté à tout prix. Les quelques vers qui nous restent de lui sont presque:tous fort obscurs; mais ils ont le mérite de nous faire sentir vivement ce qu'était alors l’élégie : l’auteur n’est qu’un bel esprit de société, qui cherche à faire valoir des riens par des expressions ingénieuses.

Événos de Paros eut un tout autre mérite. iBien:qu’il y ait quelque confusion dans les renseignements que nous possédons sur lui?, il est à peu près sûr qu’il naquit vers 460. Poète et sophiste à la fois, il était dans tout l’éclat de sa réputation au temps de la guerre du Péloponnèse. Il dut mourir dans les premières années du iv° siècle, peu de temps après Socrate“. Il nous reste, sous son nom, une vingtaine de vers élégiaques et deux hexamètres. Ces deux derniers proviennent d’une composition dont il est impossible aujourd’hui de définir le caractère. Quant aux distiques, ils appartenaient certai-

4. Une expression de lui est citée par Aristote, Rhélor. TITI, 2; ce qui prouve qu’il jouissait de quelque réputation au temps où le philosophe écrivait.

2. Sur la fausse distinction qui a été faite entre deux Evénos, voir plus haut t. II, p. 137 et suiv.

3. Georges le Syncelle (T, 484) dit qu’il était connu en ce temps, ce qui est contredit par le témoignage de Platon (Phédon, p. 60 ; A4pologie, p 20; Phèdre, p. 261 A). Il est probable que, dans la chronique de Syncelle, &yvwpt£ero a été écrit par erreur pour éyévero.

Page 1