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Proclus, Comment. sur le Timée, I, p

L'ÉPOPÉE | 675 C’est à une sorte de passion pour les vieilles légendes qu’il semble avoir dû sa principale inspiration. Non content d'étudier à fond Homère, il en avait donné une édition, dont les lecons sont mentionnées dans nos scolies de l’{liade et de l'Odyssée. Érudit enthousiaste, à qui tous les antiques récits semblaient sacrés, 1l prenait un plaisir religieux et poétique à les sauver de loubli, en les enchässant dans des œuvres durables, Sa Lydé offrait au lecteur une revue de toutes les grandes douleurs de l’âge héroïque, qu’il avait cru pouvoir comparer à la sienne. Le même procédé d’énumération infinie se retrouvait dans sa Thébaïde. Horace, dans une allusion moqueuse, nous apprend qu’il commençait à la mort de Méléagre le récit du retour de Diomède ‘. Un des scoliastes du poète latin complète ce renseignement en nous disant qu'Antimaque avait rempli vingt-trois livres avant d'amener les sept chefs devant Thèbes ?. L’éten-. due de l’œuvre était donc immense. Dans ce vaste poème, l’arrangement dramatique faisait défaut et la peinture des sentiments était négligée. À ceux qui cherchaient l’action et ne la trouvaient pas, l'œuvre paraissait ennuyeuse et dénuée d’art?. Pour les curieux, il n’en était pas de même: mille récits légendaires, librement développés, les attiraient. À propos des hommes et des choses, des localités, des cours d’eau, des vallées et des montagnes, l’infatigable et savant poète avait toujours quelque chose de nouveau à leur raconter {. Il est possible

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