‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 38 sur 351 · Ibid. 15; contre Béotos · texte numérisé non relu

Ibid. 15; contre Béotos

Athènes un certain nombre de gens de bonne volonté, recommandés d’ailleurs par des aptitudes spéciales, qui formaient un personnel choral toujours disponible. Les chorèges avaient ainsi sous la main des hommes déjà préparés d’une manière générale.

L'ancien chœur dithyrambique était composé de cinquante choreutes ?. Il est à peu près certain qu’à l’origine le chœur tragique dut être constitué de la même

façon ?. Nous avons expliqué plus haut comment la crois-

sance même de la tragédie, au vi siècle, ful probablement la cause qui amena la division du chœur en quatre groupes, de douze choreutes chacun. On nous affirme . qu'avant Sophocle c’était là le nombre fixé #. Toutefois, il reste douteux que les chœurs d’Eschyle aient étéinvariablement de douze choreutes. Ceux de Sophocle en comptèrent certainement quinze 5. La liaison naturelle des faits nous oblige à croire que, à l’origine du moins, le chorège dut fournir quatre chœurs partiels, de douze personnes chacun, qui formaient ensemble le chœur tragique affecté à une tétralogie 6. Mais cet usage subsista-t-il plus tard? Nous l’ignorons. Le rôle du chœur s'étant amoindri peu à peu, il n’est pas impossible que les mêmes choreutes, au temps de Sophocle et d’Euripide, aient pu suffire à plus d’une pièce, peut-être même aux trois tragédies du même poète, sinon encore au drame satyrique qui y était joint.

Malgré son titre qui signifie directeur du chœur, le chorèse en réalité ne dirigeait guère que de très haut.

1. Platon (République, IIT, 2, 7) dit que c’étaient souvent les mémes choreutes qui figuraient dans la tragédie et la comédie.

2. Simonide, p. 203 Bergk. Cf. Schol. Eschine, c. Timarque, p. 121 Reiske.

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