‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 39 sur 351 · Otfr. Muller, Eumén. p · texte numérisé non relu

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Le chœur était instruit en vue de la représentation par le poète lui-même, qui naturellement pouvait seul lui tracer les grandes lignes de son rôle. En cette qualité, il était appelé maître ou instructeur du chœur (y0c0dddoxx dos) !. Mais, à côté des indications générales don-

nées par le poète, il fallait des exercices répétés, tout

un enseignement quotidien, très minutieux, qui demandait de l'expérience technique et de la patience ?. De bonne heure il y eut à Athènes des gens spéciaux pour

.se charger de tous ces soins et s’en faire un métier. Au

ive siècle, plusieurs témoignages nous font voir que quelques-uns d’entre eux avaient une réputation établie et queles chorèges, jaloux du succès, se les disputaient?.

Ces instructeurs subalternes étaient à la fois des maîtres

de chant et des maîtres de ballets{. Au reste, ils ne paraissaient pas dans la représentation. Pour celle-ci, le

chœur tragique avaitun chef, appelé coryphée(xopuoaios), ct peut-être, à partir de Sophocle, deux sous-chefs ou

parastates (rapxorérai). Ni le coryphée ni les parastates n'étaient des maîtres. Préparés eux-mêmes par le chorodidascale et comparables à nos premiers sujets, ils avaient la charge des parties les plus difficiles du rôle choral. De plus, c’étaient eux qui conduisaient leurs

camarades et qui souvent parlaient en leur nom commun.

Le costume des choreutes variait naturellement selon

les pièces. Dans certaines tragédies il comportait un arrangement plus ou moins fantastique. Les Erinnyes,

1. Harpocration, v. dtôdoxxhos ; notice reproduite par Suidas, v. ddXozahOv.

2, Xénoph. Hipp. I, 26: Aïÿhov dE Todro xat Év Toïs yopois, We LUXpOV

GOwy Évexx moXdot Èv movor, moXhai DE dardvar TEAoDVTEL.

3. Sannion est cité dans Démosth., Midienne, 58 ; Vie d’Eschine, p. 269, 26, Westermann; Cléénète, dans Eschine, c. Timarque, 98. I1 semble que ces praticiens aient été désignés proprement par le nom de üroûdaoxao. Voyez les lexiques de Photius et d’Hésychius à ce mot. — Cf. Pollux, IV, 106; Platon, lon, p. 536. À ; CIA, II, 551.

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