Voir tome II, p
2. Voir à ce sujet Arnoldt (Chor in Agamemnon des Æschylos sce= nisch erläulert, p. 20 et 22) et contradictoirement Guhrauer (Bursian’s lahresbericht, XLIX, p. 32 et suiv.) Les trois modes d’exécution indiqués pourraient bien avoir été employés selon les cas,
Hist. de la Litt. grecque. — T. III, L 6
beaucoup les plus importantes et les plus étendues, dans le rôle total duchœur. Il ne paraït guère douteux qu’elles n’aient comporté les divers modes d'exécution que nous venons d'indiquer. Elles pouvaient être chantées en effet par des voix isolées, ou par des groupes qui se succédaient et se répondaient, ou par le chœur tout entier à l'unisson!. L’emploi de chacun de ces modes en particulier est où attesté ou probable pour un petit nombre d'exemples particuliers; mais il faut bien reconnaître que le plus souvent l’incertitude est à peu près complète et quela fantaisie joue le plus grand rôle dans les hypothèses de la critique. Peut-être est-il sage, quant à présent, de ne pastrop croire à celle sorte d'émiettement du chœur dont on abuse aujourd’hui, et qui aurait eu pour résultat de supprimer complètement, dans ses chants, le genre d’effet le plus antique, le plus simple et le plus naturel. Quaud les anciens parlent d’un chœur, c’est un ensemble qu'ils ont en vue; il est bien dificile d'admettre que dans la plupart des cas, l’ensemble ait été justement ce qui manquait le plus. Chants et danses exigeaient un accompagnement musical. La flûte fut l'instrument de la tragédie comme elle avait été autrefois celui du dithyrambe. Les aulètes étaientrépartis entre les chorèges, au moyen d’un tirage au sort présidé par l'archonte ?. Il semble qu'on n’en ait attribué qu’un seul à chaque chœur tragique. Sa place était sans doute dans l’orchestra, près de la scène, sur la thyméié. On a supposé qu’il entrait avec le chœur ?. 4. Il n’est pas de question qui ait plus été agitée de nos jours que celle-là. Notons particulièrement G. Hermann, Opuscula, 1T, p.130 ; Otfr. Müller, Eumenid. p. 71-99; Bamberger, De carminibus Æschyli a parlibus chori cantatis, Warburg, 1833; puis les divers opuscules de Muff, Hense, Arnoldt, Heimsœæth. Les conclusions modérées de Wecklein semblent les plus solides (larhrbücher für classische Philologie, t. XIII suppl., p. 215).