‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 45 sur 351 · C’est l'opinion d’A. Müller, ouvr. cilé, p · texte numérisé non relu

C’est l'opinion d’A. Müller, ouvr. cilé, p

Pourtant, dans certaines pièces, telles que le Prométhée d'Eschyle, il y a des parties méliques qui exigeaient la présence de l’aulèle avant l'entrée du chœur. Le seul fait attesté, c’est qu'il se relirait avec lui et le précédait dans sa retraite ‘ ; chose naturelle, puisque ce départ du chœur fe {in de la pièce.

L'éclat des chœurs tragiques fut très grand au ve siècle. Il semble qu’il ait diminué vers la ie de la guerre du Péloponnèse, lorsque Agathon introduisit dans la tragédie les chants épisodiques qui n'étaient guère que des morceaux de musique vocale. Toutefois, au 1v° siècle encore, quand la comédie eut perdu ses chœurs, la tragédie conserva les siens?. Aucuntémoignage ne nous permet de dire au juste combien de temps cela dura. Nous savons seulement qu’à l'époque romaine, sous les empereurs, les parlies lyriques des tragédies anciennes n’élaient plus représentées, tandis qu’on en jouait encore les parties dialoguées *. Il est possible que cet abandon ne se soit produit qu'après la période classique.

On a vu, dansle chapitre précédent, comment les créateurs de la tragédie ajoutèrent au chœur un narrateur, qui, plus tard, se mêla lui-même à la fiction dramatique. Ge fut l’origine des rôles attribués aux acteurs (üroxpurai).

Thespis se servit d’un seul acteur; Eschyle en introduisit un second ; Sophocle, un troisième #. Ce nombre de trois acteurs est resté le nombre normal pour toute la

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