Laios, ŒEdipe, les Sept, le Sphinx
gédies ou drames satyriques environ‘. A la Théogonie, Eschyle avait emprunté probablement trois tragédies et un drame satyrique, dont la légende de Prométhée était le sujet commun*. Ce sont là les quelques groupes certains et considérables. Si la critique conjecturale peut en créer encore plusieurs autres, les résultats qu’elle obtient restent toujours fort mal assurés. Une seule tragédie historique, les Perses, se détache au milieu de cette œuvre toute légendaire età moitié mythologique.
En l'absence d’une chronologie suffisante, il est i1mpossible de déterminer aujourd’hui si l'imagination d’Eschyle s’est portée de préférence en tel ou tel temps vers tel ou tel genre de sujets. Les faits les plus instructifs pour l’histoire de sa pensée nous manquent donc: nous sommes hors d’état de dire quelle part doit être faite dans cette grande œuvre soit aux circonstances, soit à l’évolution normale de quelques idées dominantes. Toutefois, plusicurs tragédies, telles que les Perses, où est célébrée la gloire de Salamine, les Etnéennes, où Le poète faisait allusion à la fondation de la ville d’'Etna par Hiéron, ne nous permettent pas de douter que les événements du jour n’aient, quelquefois au moins, déterminé ses choix. Et si l'Orestie n’a pas été faite tout entière dans une intention politique, en vue de rappeler, au moment voulu, les origines divines de l’Aréopage, c’est là pourtant, à n’en pas douter, un des motifs qui ont décidé le poète. Ila donc obéi plus d’une fois, en choisissant ses sujets, à des raisons indépendantes du mouvement normal de sa pensée. Mais d'autre part, le groupement même de ses pièces dénote certaines préférences incontestables, dont lesraisons peuvent ètre soupçonnées. En