Athamas, Hypsipyle, Argo, les Cabires, Phinée
2. Prométhée enchaîné, Prométhée délivré, Prométhée porteur de feu (xvpp6poc), et le drame satyrique Prométhée (Ilpou. mupxaesÿc), qui
fut joué avec la trilogie dramatique dont les Perses faisaient partie.
ce temps, la matière dramatique était encore toute neuve. Rien n’attirait le poète vers les légendes rares ou les traditions" purement locales. Les grands événements de la fable lui suflisaient; et, parmi ces événements, ceux que l’épopée ou la poésie lyrique avait le plus célébrés étaient aussi ceux qu'il devait naturellement préférer. Voilà pourquoi Eschyle a laissé à ses successeurs certains domaines presque intacts, par exemple tout le groupe des légendes attiques. Il se contentait, selon le mot qui lui est attribué, « des miettes de la table d’Homère,»
Les sept tragédies qui sont venues jusqu’à nous sont, selon l'ordre chronologique le plus probable, les Suppliantes, les Perses, les Sept contre Thèbes, Prométhée enchainé, Agamemnon, les Choëéphores, les Euménides ?.
Les Suppliantes (‘Axéride:), dont nous ignorons la date exacte, paraissent la plus ancienne des pièces qui viennent d’être nommées #. Le sujet est la protection accordée par Argos aux filles de Danaos, fuyant la Libye pour ne pas épouser leurs cousins, les fils d'Égyptos. Comme structure, rien de plus élémentaire. Une longue supplication, l'hésitation du roi d’Argos, le vote favorable du peuple argien, la réclamation violente du héraut ennemi, ses menaces et son départ. L'élément lyrique prédomine encore, et le chœnr, formé des Danaïdes suppliantes, tient en réalité le premier rôle. Aucune pièce, par suite, ne jelte plus de jour que celle-là sur la cons-