‹ Histoire de la littérature grecque chrétienneChapitre 100 sur 200 · EUR ) RER · texte numérisé non relu

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timide qu'était Basile (1), avec son teint pâle, avec son visage pensif encadré par une barbe de moine et de

. philosophe, révélait, par son aspect physique, par son A

attitude et sa démarche, son goût pour le cueile R intérieur (2). Mais il puisait dans ce recueillement la force nécessaire à l’action. Laissons de côté maintenant tout ce qui, dans sa vie qui ne fut point longue, mais qui fut si pleine, n’a été que l’accomplissement de ses devoirs

de pasteur. La triple signification de son œuvre, dans ce

qu’elle eut de véritablement original et de puissant, fut dans la part qu’il a prise à la propagation, en Asie, de

l'institution monastique, à l’organisation de la charité,

à la défense et au développement de l’orthodoxie trinitaire. Pour les deux premières tâches, il semble bien qu’il ait eu en Eustathe un prédécesseur, qui lui fut grandement utile en suscitant chez lui l’enthousiasme qui l’encouragea à les entreprendre, et en lui montrant aussi, pratiquement, selon quelle méthode il fallait les conduire. Mais il sut éviter certains excès d’Eustathe, qui avaient provoqué quelque scandale. Sa prudence et sa connaissance du cœur humain lui inspirèrent l'esprit qui régna

dans les communautés ascétiques qu’il fonda ou soumit

nous l’avons vu, il interprète peut-être trop largement les expressions de Grégoire dans son Épître à Nicobule. Il se peut que Grégoire eût publié soulement les lettres qu’il avait reçues personnellement de Basile, avec ses propres réponses.

- (1) Voir ce qu’il dit lui-même, Ep. XLVIII.

(2) Grécoire DE Nazranze, Or. fun., LXXVII.

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