DORE
C'ÉLAIP LT REIN
Éditions. — Édition princeps, Bâle 1550 (cf. A. Mister : Revue de Philologie, 1903). — Édition de CL. MorEz (Paris, 1609 ; rééditée en 1630), avec traduction latine de J. Brrzrus ; — Édition bénédictine, tome I (préparé par Du Friscne, Louvarp, Maran, terminé par CLÉMENCET), Paris, 1778 ; interrompue par la Révolution, l’édition ne fut achevée qu’en 1840 (tome IT), par Carcrau. — Miene, P. G., XXXV-XXXVIII — Une réédition critique de l’œuvre de Grégoire a été entreprise par l’Académie de Cracovie. Voir, en attendant, sur les manuscrits, Th. Sinxo, De traditione orationum Gregorii Nazianzeni L'; II de traditione indirecta (— Meletemata patristica II et III, Cracovie, 1917 et 1923) ; — E. Bouvy, Les manuscrits des discours de saint Grégoire de Nazianze, Revue Augustinienne, 1902 ; — A. Misier, Les Manuscrits parisiens de G. d. N., Revue de philologie, 1902. — Citons au moins pour les discours le Parisinus 510, de la Bibliothèque nationale ; l’Ambrosianus 1014 et le Patmiacus 33, de l’année 941 ; — pourles poèmes, le Clarkianus 12, à Oxford, et le Laurentianus, VII, 10 ; — Éditions partielles : des cinq discours théologiques, par J. A. Mason, Cambridge, 1899 ; — der Oraisons funèbres de Césaire et de Basile, par F. Bourencer (collection Lejay), Paris, 1908.
Traductions. — Rurin a traduit en latin un certain nombre de discours, éd. EncEersrecuT (dans le Corpus de Vienne), Vienne 1910 ; il y a des traductions en arménienet en syriaque, inédites ; — en slave, éd. de 13 discours par À. Bupicoviren, Saint-Péters-
bourg, 1875 ; — en copte (fragments d’une homélie, publiés par Crum, Anecdota Oxoniensia, Semitic Series, XII); — en géorgien, en arabe, et en éthiopien. — Traduction française : Sermons de saint Grégoire de Nazianze, traduits du grec, avec des notes (par FonTAINE) : Paris, 1693. — Choix de poésies et de lettres, avec le texte en regard, publié par J. PLancue, Paris, 1817.
Études sur la vie et les œuvres. — C. Urrmanx, Gregorius von Nazianz, :
Darmstadt, 1825, 2e édition, Gotha, 1867. — A. Benoîr, saint Grégoire de Nazianze, Paris, 1876 ; 2e édition, 1884 ; — M. Gur-
GET, saint Grégoire de Nazianze et la rhétorique, Paris, 1911 ; — Les procédés épistolaires de saint Grégoire de Nazianze, tb.
Sur les commentateurs de Grégoire : J. SaynaK: Historia critica scholiastarum et commentatorum Gregorii Nazianzent (Meletemata patristica I), Cracovie, 1914. — CanrarezLa, Basilio Minimo, Leipzig, 1926. — J. Sanrak, Anonymi Oxoniensis lexicon in orationes Gregorii Nazianzent, Cracovie, 1927.
Biographie (1). — Saint Grégoire de Nazianze est un Cappadocien comme Basile, et une étroite amitié les a’ unis, qui se fondait sans doute sur une communauté d'idées et de sentiments ; mais à cet accord de leurs esprits et de leurs âmes, la différence des tempéraments et des caractères ajoutait cette sorte de charme imprévu qui en est le condiment désirable. Avec une affectueuse humilité, qui sait réserver son indépendance, Grégoire s’est mis sous le patronage de son grand ami, et n’a voulu apparaître, tant qu’il a vécu, que comine son second et son disciple. C’est que, s’il était au moins son égal par le talent, il avait la volonté aussi mobile et incertaine que Basile l'avait sûre et l’avait constante.
Basile était un Cappadocien du Nord, et, par sa famille maternelle, se rattachait à la région du Pont. La petite ville de Nazianze était située dans la Cappadoce du Sudouest, sur la frontière de la Lycaonie, et, non loin d’elle, se trouve la localité d’Arianze, où le père de Grégoire, qui portait déjà le même nom, avait des propriétés. La famille, en effet, jouissait au moins d’une large aisance (2).
(1) La vie de Grégoire est bien connue par ses propres écrits, qui sont une confession perpétuelle, et particulièrement par un de ses poèmes, le poème Sur sa vie (IT, 1, 11). Parmi les biographies ou panégyriques postérieurs, on peut tirer quelque profit de la biographie composée au vrre siècle par un prêtre Grégoire (cf. CompErnass, Gregorios Presbyter, Bonn, 1907). Parmi les travaux modernes, voir principalement l’étude de CLÉMENCET, dans l’édition bénédictine, et celles de ULzmanx, de Benorr et de Loors, qui sont indiquées supra.
(2) xriouv séuuetpov, « une fortune convenable », dit GRÉGOIRE,
Or., XVIII, 20.