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te Dare ment à une secte judéo-païenne (1), celle des Hypsistariens, ou adorateurs du Très-Haut (Hypsistos), qui paraît avoir été assez répandue dans la région. La mère, Nonna, dont Grégoire le fils nous PAR
souvent, avec une reconnaissance qui trouve pour s’exprimer des termes exquis, était une chrétienne très pieuse, et qui se désolait que son mari ne partageât pas sa foi. Elle mit en œuvre l’insistance journalière et l'adresse où excellent les femmes, et elle fut récompensée de ses efforts ; elle convertit son mari (2), qui devint évêque de Nazianze, où il remplit ses fonctions, avec
dévouement et bonhomie, jusqu’à un âge très avancé.
Le ménage était resté longtemps sans avoir d’enfants ; Grégoire compare volontiers ses parents à Abraham
et à Sarah. Cette fois encore, les prières de Nonna, aux-
quelles se joignaient maintenant celles de son époux, ne restèrent pas inutiles. Trois enfants, tardivement, vinrent leur donner à tous deux la joie qu’ils avaient tant souhaitée : une fille, Gorgonie, et deux garçons, Grégoire et
Césaire. Gorgonie était probablement l’aînée (3). Le célg P
bat, ni même la continence observée dans un ancien mariage, n’étaient pas encore une obligation imposée strictement au clergé, quoique la continence au moins fût presque devenue la règle ; Grégoire a dû naître alors que son père était déjà revêtu de la fonction épisco-
pale (4). Ni l’année, ni le lieu de sa naissance ne sont
(1) C’est ainsi que la définit son fils (ibid., 5) ; cf. aussi GRÉGOIRE pe Nvsse, Adversus Eunomium, II), et, parmi les modernes, avec un appendice du livre d'Urrmann, F. Cumonr, Hypsisios, Revue de l’Instruction publique en Belgique, 1897.
(2) Il fut baptisé au moment où les évêques de la région, ayant à leur tête celui de Césarée, Léonce, se trouvaient passer par Nazianze (Gréc., Or., XVIII, 13), donc, au commencement de 325 ; sur le rôle de Nonna dans sa conversion, 1b., 11 et 13 ; il avait alors environ cinquante ans.
(3) Au vers 68 du poème Sur sa vie, il dit que sa mère « souhaitait voir en sa maison la naissance d’un enfant mâle ».
(4) C’est ce qui paraît ressortir des vers 512-3 du carmen.
ne
ne. icite ent attestés. Pour Je a on ne ut guère 1 hésiter qu'entre Arianze et Nazianze ; pour l'année, nu l'incertitude vient du témoignage de Suidas et des vers 238-9 du poème de Grégoire sur sa Vie. Selon Suidas,
pr est mort la treizième anée du règne de Théo-
dose, c’est-à-dire en 392, à l’âge de 90 ans environ, ce qui
reporterait sa naissance à 300/1. Dans les deux vers qui. font partie du morceau où Grégoire raconte comment
Basile quitta Athènes un peu avant. lui, il nous dit a « En effet, déjà un long temps avait été employé’(par moi) à l’étude de l’éloquence ; | % trentième année. » Faut-il entendre que Grégoire allait 2 avoir trente ans. ou qu’il avait passé trente ans à ses études ? Cette dernière interprétation (1) est très peu
c'était à peu près déjà ma
vraisemblable, et la date de naissance indiquée par
Suidas se concilie fort mal avec l’ensemble de la vie de Grégoire. Il n’y a donc guère de doute qu’il ne faille attribuer au second des vers en question ce sens que Grégoire allait avoir sa trentième année. Or il était certainement à Athènes en 355, puisqu'il y a connu Juken, et il y est resté probablement assez longtemps après Julien, dont le séjour a été très bref. La date de 329 ou de 330, que l’on adopte d’ordinaire pour $a naissance, reste approximative, mais ne pourrait guère être avancée que de trois ou quatre ans, si Grégoire avait quitté Athènes peu après Julien. Elle se concilie assez bien avec le parallélisme qui semble devoir être établi entre la vie de Grégoire et celle de Basile, ainsi qu'avec l’élection de son père à pee à laquelle elle est postérieure (2).
(1) Tillemont s’est prononcé dans le sens que nous acceptons ; SrizTinG (Acta Sanctorum du mois de septembre, Ill), a admis du, vers où il est parlé de la trentième année l’explication que nous rejetons, et qui a été reprise par DE Jonce, De Sû Gregorii Nazianzeni carminibus quæ inscribi solent mepi éavtod. Amsterdam, 1910 ; de
Jonge fait naître Grégoire en 314.
(2) Gréçorre (Or., VII) dit que son père, qui avait été baptisé, nous l’avons vu, en 325, ne fut élevé à l’épiscopat qu’un certain temps après, — On peut voir, dans la Vie de Grégoire de Dom Clémencet,
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