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renoncer, et il s’en excusait en se complaisant dans la pensée que la foi nous a été révélée par le Verbe divin.
Il faut donc que ce soit le verbe humain qui la prèche. Le Verbe divin patronne et défend l’éloquence ; le Logos
protège les logor. Ce n’était pas là pour Grégoire un simple jeu de mots ; c'était pour lui la vérité même. Il avait le tempérament du lettré, avec toutes ses qua-
officiels, placés auprès de Grégoire ; de l’autre, de celles que pouvaient prendre certains auditeurs. Le grillage est celui de la balustrade qui entourait l’ambon, où se tenait l’orateur (Or., XLII, 26).
(1) Ép. LII, 8.
(2) Évangile de saint Luc, VI, 1. Ce terme est une crux,
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lités, et même satin de ses haute La grande
vertu de Basile, c’est son équilibre ; c’est sa ferme
et parfois un peu froide raison. La passion ardente de Chrysostome pour l’apostolat est gouvernée par une intelligence lucide et une volonté sûre d’elle-même.
Grégoire est avant tout une sensibilité toujours frémis- Es
sante, et ce qu’il y a dans son esprit de pénétration délicate, dans son imagination sie vive Re prostate
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re toujours ému, sa vie a été une indiiétide per- Le
pétuelle, et cette vie se lit dans son œuvre, page par
age, presque aussi bien dans les discours que (nee les
lettres ou les poèmes.
Ces discours sont au nombre de quarante-cinq, dont \ le plus grand nombre forme deux groupes : ceux qui
appartiennent aux premières années qui suivirent
son retour en Cappadoce et se rattachent aux divers
prononça à Constantinople, de 379 à 381. Quelques panégyriques et quelques sermons sur des sujets divers se distribuent dans l'intervalle. On remarquera tout de
he ° 1 . PME 7 incidents de sa vie pendant cette période ; ceux qu'il
suite, dans la liste que nous donnons en note (1), combien
(1} Voici la liste complète, avec les dates probables : 1° Discours I, sur la Sainte Pâque et le retard de Grégoire, prononcé en 382, au retour de sa fuite après son ordination ; Il, Apologie, postérieure de peu,
même sujet ; III, À ceux qui l'ont appelé et ne viennent pas (l’écou-
ter), même époque; IV et V, Invectives contre Julien, 3634; aussitôt après la mort de Julien (en 365 seulement, selon Asmus Zeitschrift für Kirchengeschichte, 1910) ; VI, sur la Paix (après la réconciliation entre Grégoire l’ancien et les moines qu'avait irrités sa
défaillance, 364 selon Clémencet (?) ; VII, Oraison funèbre de son :
frère Césaire, 368-9 ; VIIL, Oraison funèbre de sa sœur Gorgonie, entre 369 et 374 ; IX-XI, Affaire de Sasimes, 372 ; XII, à son père, quand il lui confia le soin de l'église de Nazianze, fin 372; XIII, pour la
consécration d'Eulalios, évêque de Doara, sans doute 373 ; XIV, sur
l'amour des pauvres, id. 373 ; XV, Panégyrique des Macchabées, id. ;
XVI, sur une chute de gréle, id. ; XNII, sur un dilférend entre les
habitants de Nazianze et un préfet, id. ; XNIII, Oraison funèbre de son père, 374; XIX, adressé à un collecteur d'impôts, Julien, 374-5 ; XX, sur le dogme et l'établissement des évêques (le titre est peu exact ;
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