‹ Histoire de la littérature grecque chrétienneChapitre 109 sur 200 · ITI · texte numérisé non relu

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à APE di a Et DR DE M ER EI TES ; De 354 LA LITTÉRATURE GRECQUE CHRÉTIENNE

en cette langue de la littérature, de la philosophie ou de

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la religion qui s’en sont servies exclusivement avant que le christianisme les leur disputât, on voit à quel point Jœuvre à laquelle avaient travaillé les Apologistes et l’école alexandrine — cette distinction entre le fond et la forme, pour laquelle les premières générations chrétiennes avaient eu tant de répugnance — était maintenant réalisée. Et comment aurait-il pu arriver que Grégoire, épris comme il l’était de la poésie et de l’éloquence, n’eût pas vu dans cet acte de Julien le plus odieux de ses méfaits ; la plus claire manifestation de cet esprit perfide qui, selon lui, a inspiré toute une politique qui consistait à persécuter de biais, à persécuter sans en avoir

J'air ? Rien n’a dû faire autant de plaisir à Grégoire, tandis

qu’il écrivait ces Invéctives, que de répliquer aux écrits de Julien, que de décrier ces écrits, de proclamer que le. Misopogon suait l’ennui, et, pour terminer sa seconde harangue (1), de renvoyer triomphalement, à celui qui admirait. les poèmes homériques comme une bible, la réplique du bouvier à ce Ctésippe qui avait grossièrement outragé Ulysse et à qui le serviteur fidèle criait, au moment de le percer de son javelot : « Voilà mon présent d’hospitalité en échange du pied du bœuf dont tu as fait cadeau à Ulysse, pareil aux Dieux, quand il mendiait dans sa maison (2) »!

Grégoire a volontiers prêché à l’occasion des grandes fêtes de l’année liturgique, Noël, l’Épiphanie (3), Pâques, Pentecôte ; ces sermons, qui tournent naturellement à l'instruction religieuse, et plutôt à l’enseignement de la théologie qu’à celui de l’histoire de la religion chrétienne, nous conduisent naturellement à la dernière catégorie — la plus importante — des discours de Grégoire.

(1) Je dis : harangue, parce que ces invectives ont la forme du discours ; mais, si elles ont pu être lues, elles n’ont pas été prononcées.

(2) Odyssée, XXII, 290-1.

(3) Ces sermons ont, je l’ai déjà dit, leur importance pour l’histoire même de ‘établissement de ces fêtes ; cf. le livre déjà cité d'UseNer,

sont Fat one de circonstance, et cette tas

est tout à fait exacte par exemple pour le discours : d’adieux adressé au concile de Constantinople. Elle n’est

exacte pour les cinq grand discours que l’on est convenu d'appeler théologiques (1) que dans le sens très général où la prédication de Grégoire, pendant qu’il a dirigé

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rement orientée, dès ses débuts, par-la situation religieuse qui s’offrait à lui. Grégoire a exercé cette charge à l’une des époques les plus difficiles de la crise arienne,

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où l’orthodoxie a été définitivement arrêtée pour le dogme de la Trinité, parles précisions apportées à la doc-

de Nicée, et où elle a commencé à se dessiner sur la question des deux natures du Verbe incarné. Son apostolat à

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