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n ntat on qui n’est pas sans quelque force, : Grégoire esquive la difficulté et se tire d’affaire par un paralogisme. ns Le plus souvent, la discussion , comme dans le Contre : | Eunome, est poussée à fond et méthodique. Plus concis » que le Contre Eunome, le Contre Apollinaire, sans être | | __ tout à fait débarrassé des défauts habituels à Grégoire, | est d’une lecture plus aisée (1). ut 4 Le petit traité (ou homélie) sur le Saint Est contre Les Macédoniens et les rte est mutilé à la fin. Le nom même de Macédonius ou celui des Macédo- . niens n’est pas prononcé dans le corps de l’ouvrage, F qui est au total assez médiocre, mais probablement authentique ; car on y trouve, comme l’a montré Holl (2), | : plus d’un point de contact avec d’autres écrits de Grégoire. ; ne Écrits dogmatiques. — Les ouvrages de polémique tournent souvent à l’exposé doctrinal;’et la frontière est parfois difficile à marquer entre eux et les écrits proprement dogmatiques. Commençons par quelques traités de Grégoire, pour lesquels on peut éprouver cet embarras. Celui qui est adressé à Ablabius, et a pour objet de démontrer qu'il n'y a pas trois dieux, a été écrit par Grégoire dans un âge assez avancé ; c’est lui, dit-il, qui devrait maintenant faire appel aux autres, et cepen+ dant on continue à faire appel à lui. Les simples ne fi peuvent comprendre que quand Pierre, Jacques et Jean A font trois hommes, les trois hypostases ne fassent qu’un 1 Dieu. Et cependant le Deutéronome (vi, 4) nous impose la croyance en un Dieu unique. Grégoire montre avec complaisance — en changeant Wec en Berre dans
(1) Le sermon contre Arius el Sabellius, publié par Mai, est r'jeté | avec raison par la plupart des critiques récents ; il est surtout dirigé contre Arius, auquel Sabellius sert de HDLRE Le choix de témoisnages contre les Juifs, en 22 chapitres, n’est pas plus authentique, ni le Discours contre les Manichéens en dix syllogismes.
(2) Dans son livre sur Amphilochies d’Iconium (Tübingen, 1904). D y pe 27. — t. LI
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son argumentation — que ce texte me gêne en rien læ croyance. en la Trinité. La discussion qui suit prêterait. également à bien des réserves. Un traité dédié. à Eustathe sur la Trinité, un autre, à Simplicius, sur le Père, le Fils et le Saint-Esprit, répondent aux mêmes préoccupations.
Le traité Contre les Grecs d’après les notions communes: est un de ces écrits où l’auteur se propose de réfuter le paganisme rationnellement, sans appel à l’Écriture. Grégoire y analyse subtilement, en courtes phrases, dont la manière rappelle celle d’Eunome dans son Apologie, les notions d’hypostase, d'essence, d’atome (individu). La conclusion est l’affirmation d’un « Dieu, créateur de toutes choses, unique, quoique on le. considère en trois personnes ou hypostases, le Père, le Fils et le Saint-Esprit». Letraité Conitne la fatalité reproduit, sous forme de lettre à un ami, une discussion soutenue à Constantinople avec un philosophe païen. Après l’exposé de la doctrine fataliste fait par celui-ci, Grégoire lui demande si la fatalité est Dieu, ou si elle dépend tlle-même d’une autre fatalité. Il lui oppose ensuite les arguments bien connus sur la difficulté d'établir exactement l’horoscope, ou sur l'inégalité des destinées humaines. Il relève ce qu'il y a d’étrange à penser que: seuls. les astres, entre tous les éléments du monde, exercent sur nous une influence semblable. Son adversaire lui objecte — tant l'astrologie avait de prise sur les esprits — «l’expérience » + ne voit-on pas chaque jour les prédictions des astrologues réalisées ? Les médecins aussi, réplique Grégoire, savent prédire ; et d’ailleurs ne faut-il pas penser que, dans toute cette affaire, nous sommes dupes des démons, qui inspirent les astrologues pour nous abuser ?
Les deux ouvrages dogmatiques de beaucoup les plus importants de Grégoire sont le Discours Catéchétique et le dialogue sur l’ Ame et la Résurrection dont le petit traité à Hiérios, préfet de Cappadoce, sur les enfants qui meurent prématurément, est comme un appendice.