‹ Histoire de la littérature grecque chrétienneChapitre 120 sur 200 · SAINT GRÉGOIRE DE NYSSE. CATÉCHÈSE A4T · texte numérisé non relu

SAINT GRÉGOIRE DE NYSSE. CATÉCHÈSE A4T

Le Discours catéchétique a été vraisemblablement composé peu après le concile de Constantinople de 383 (1).

C’est un exposé à peu près complet de la théologie chré-

tienne, qui nous permettra, mieux qu'aucun autre ouvrage de Grégoire, de voir en leur ensemble ses idées

directrices et d’en marquer la liaison. Il est heureux

que, se dépêtrant ici du fouillis de l’exégèse et renonçant

à la polémique directe, il puisse marcher d’une allure

plus dégagée que dans le Contre Eunome. La brièveté

relative de la Catéchèse l'a contraint à un exposé plus

synthétique et plus lumineux.

Il commence par quelques observations préalables sur

la méthode, qui doit varier selon le public visé: « Il faut

considérer les opinions préconçues des individus et

régler son enseignement sur la nature de l’erreur dont

chacun d’eux est atteint, en mettant en avant, dans

chaque discussion, certains principes et propositions

vraisemblables, afin que les points sur lesquels les parties sont d'accord permettent de découvrir la vérité, par la suite logique de l’argumentation » (2). Appliquant cette

méthode aux deux cas les plus importants, il montre

alors comment on peut amener le païen du polythéisme

à l’idée d’un Dieu unique, et le Juif du monothéisme : strict à la conception de la Trinité, ce qui lui permet déjà

d'établir solidement la notion du Verbe «vivant et substantiel », ouvrier de la création ; la bonté de la création ; la notion de l’Esprit (3). « Ainsi, en sondant d’un regard les abîmes du mystère, l'esprit a, dans une certaine mesure, l'intuition secrète de la doctrine relative à la connaissance de Dieu, sans pouvoir toutefois éclaircir par la parole la profondeur inexprimable de ce mystère, ni expliquer comment le même objet peut être dénombré

(1) Voir les éditions de SRawLe» et de Mérrpier indiquées suprà;,

notamment l'introduction de l'édition Mériprer.

(2) Trad, MÉRIDIER, pP. 5.

(3Y: Thid.,.p: 19:

en Fab pant a au dénonb re étre aperçu. dans parties distinctes tout en étant conçu comme unité, être divisé par la notion de personne sans admettre le RS FEU la en ». La RU à #e Tri-

et ue les parts de vérité qui se , mélent à ces deux RAR \ Pan 5

erreurs. Alors seulement, et en supposant que la discussion continue avec le Juif, Get du intervenir les

qu'il explique dans un sens platonicien à l’aide de l’allépre et l’état d’immortalité bienheureuse qui fut notre

dire la nue — dans le même esprit platonicien, ou, | lon veut, origéniste, en exposant la NTENoE du

FR l'autre dans la nature a ed « pour que rien

| préposé au gouvernement de la terre, quand l’homme eût été créé à l’image de Dieu, puis la chute de l’homme, | quien a été la conséquence, et en insistant sur la nature purement négative du mal, qui n’est que la privation du bien. Il réfute ceux qui accusent. à ce sujet la Providence, en appliquant le même principe. Le récit de Moïse est interprété allégoriquement, et les tuniques de peau sont considérées comme le symbole de la condition mor- telle à laquelle l’homme est désormais condamné. La mort n’est au reste qu’un remède que Dieu emploie pour nous restituer à dans l’autre vie l’âme coupable, qui subsiste, et en re-

notre nature primitive, en purifiant

fondant notre corps. Dieu savait que nous nous éloignerions du bien ; mais le plan divin est de nous y ramener.

dans la création ne se voie rejeté », la jalousie de l’ange

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s’est incarné, ce qui est le Drane Re pour. « a dre | “es », .N ny: a rien de honteux dans l’œuvre de

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divine, quand on nie la possibilité de l’incarnation, en disant que la divinité ne peut être contenue dans un ré

comprendre celle de Dieu et de l’homme, cette inearna tion dont la preuve doit être cherchée dans ses eff. comme Dieu se révèle dans son œuvre. Elle est, il est vrai, un miracle ; mais «la religion que nous prêch

ne s'appuie pas sur les lois naturelles ». Sa raison d’être est qu'il fallait « le médecin ? à notre natüre tombée dans la SEE ; le restaurateur à l'homme ot AS

au eh à celui, qui s'était détaché 2 la CD au bien » (1). Dieu, en paraissant s’abaisser, n’est pas

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entré en contact avec notre maladie et notre faiblesse.

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« mais avec notre nature, qui tenait de lui à la fois sa première origine et le principe de son existence » (2). $ . La naissance miraculeuse du Sauveur a été exempte de vice, et par sa mort «s'étant mêlé à chacun des deux éléments, je veux dire à la partie sensible et à la partie intelligible du composé humain, il a, grâce à cette comÿ binaison ineffable et inexprimable, exécuté son dessein, "4 l'union durable, et même éternelle, des éléments une fois. 4 unis, c’est-à-dire de l’âme et du corps » (3). C’est làla résurrection, qui s'étend à toute l'humanité, comme To mort s'était transmise du premier homme à toute sa | dr prndages Pourquoi Dieu n'a-t-il pas Non la méme

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