SAINT GRÉGOIRE DE NYSSE. CATÉCHÈSE
5 non pas le ne mais l avenir, jeter dans cette vie et, en tournant leur volonté vers le bien, se garder de faire l'expérience du mal, aujourd’hui pendant la vie, plus tard au moment de la rémunération éternelle (1) ».
Telle est la conclusion de ce bel exposé, conduit avec une fermeté et une netteté qui manquent trop souvent aux écrits de Grégoire. Sa doctrine, parfois originale, y ‘apparaît nourrie de tout ce que la pensée chrétienne et la pensée hellénique avaient produit de plus élevé. L’in- fluence de Platon y est partout sensible ; celle d° Origène, ï à — profonde, mais soigneusement limitée — s’y conjugue | avec celle d’Athanase ou avec celle de Méthode (2). Le traité présente dans son ensemble cet intérêt d’être
religion chrétienne par une voie rationnelle, « d'après | Les notions communes », sans imposer de prime abord l’au- torité de l’Écriture et de la révélation. C’est un noble effort où l'esprit philosophique de Grégoire apparaît en son meilleur jour.
raisons, ce dialogue est aussi l’une des meilleures œuvres de l’évêque de Nysse (3). Il reproduit les entretiens que Grégoire dit avoir eus avec sa sœur Macrine, sur son lit de mort, lorsqu'il la retrouva, déjà presque agonisante au retour de son voyage à Antioche pour le synode de 379. C’est comme une sorte de Phédon chrétien. L’émotion est touchante dans le récit qui sert à encadrer la conversation. « Quand Basile, grand entre les Saints, eut disparu d’entre les hommes, et que sa mort fut pour les Églises un deuil général, alors que survivait encore ma sœur, celle qui avait été mon institutrice, Je me hâtaï
(4) Mérinrer, p. 197. ;
(2) Voir les introductions des éditions SrawLey et MÉRIDIER,
(3) Edition spéciale de KraBincer, Leipzig, 1837. L'ouvrage s'appelle aussi : Macrinia ([Entretienz avec Macrine).
brève et passagère les fondements de l'ineffable félicité,
comme le type de ceux où l’auteur veut amener à la
Le dialogue sur l Ame et la Résurrection. — Pour d’autres
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