‹ Histoire de la littérature grecque chrétienneChapitre 124 sur 200 · FES · texte numérisé non relu

FES

… As T-

dédié au moine Olympios, ést plus long. Il faut y noter, au début, cette déclaration que Grégoire ne croit pas

. pouvoir donner sa propre vie en exemple. C’est celle du Christ qu'il faut imiter, là où elle est imitable ;

rable. Grégoire passe ensuite en revue les qualificatifs * employés par Paul pour définir Jésus, et il lès commente avec élévation dans un esprit néoplatonicien. On peut y remarquer aussi un développement sur les souffrances du Christ avant et pendant la passion, dont l’équivalent se trouve encore ailleurs dans certaines de ses œuvres,

tienne ancienne, si familier qu'il nous soit. Prêcher

raire, puisque c’est proposer à la nature passible d’imiter la nature immuable. Mais la difficulté n’est qu’une raison de plus de tenter l’effort.

Le traité : Sur le but selon Dieu et l’ascète selon la vérité, est un de ceux où l’on peut le mieux juger avec

christianisme en ne considérant que leurs points de contact apparents, sans laisser paraître aucun soupçon

| qu'ils diffèrent profondément en leur principe. Les

en De le 7 M

- quelques pages adressées à ceux qui s'étaient fâchés d'un

mn

Écrits ascétiques. — Un certain nombre de ces écrits”

qui est adressé à Marmonios avec ce titre : Sur le nom de

comme quand ils se fréquentaient jadis. Il lui fait la politesse de commencer par un morceau de virtuose, où il.

. car, en certains de ses éléments, elle est seulement ado-

| maïs est, en somme, assez rare dans la littérature chré-

limitation du Christ, objectera-t-on, est bien témé-

quelle aisance Grégoire sait associer néoplatonisme et.

PRO ER Al SN ASE CE CPU A NEER M PTE ose den Poire EDP RARE AS Fe: Cet sèt LUE 4 Œr “ . » d * 430 LA LITTÉRATURE GRECQUE CHRÉTIENNE

bléme ont dû être provoquées par quelque imeident de la vie épiscopale de Grégoire dont nous apercevons assez mal la nature et l’imtérèt. |

Le traité de la Virginité (Lettre d’exhortation à la pie selon la vertu) a plus d’étendue que les précédents. Nous avons dit déjà que Grégoire y confesse qu'il va prêcher une vertu à laquelle il ne saurait lui-même prétendre, puisqu’il a été marié. Une bonne partie du livre est consacrée à une argumentation assez choquante, où se complaisent cependant au 1v® siècle, les écrivains ascétiques, et qui consiste à recommander la virginité pour éviter les malheurs qui peuvent arriver aux époux. C’est ainsi qu'avec beaucoup de rhétorique Grégoire décrit la beauté d’une fiancée, pour supposer que le fiancé, en la contemplant, pense à la possibilité de la perdre ; qu'il ne veut voir que douleurs et peines dans la vie d’une jeune femme : douleurs des couches ; pertes des enfants, ete. Le riche craint la mort; le pauvre craint la vie; mais tous les ménages sont pareillement tristes. En antithèse, il dépeint le bonheur de celui qui a vraiment renoncé au monde, et définit le bien véritable en platonicien. Une histoire en raccourci de l'humanité, depuis la chute jusqu’à la rédemption, avec la perspective de l’apocastase, sert à montrer le rôle secondaire de la génération et la primauté de la virginité. Avec une psychologie assez délicate, Grégoire étend, autant qu’il le peut, la vertu de virginité, et montre comment elle pénètre toutes les puissances de l’âme. Il recommande une certaine modération dans l’ascétisme. Il ne faut pas ruiner la santé, qu’il définit en médecin comme un équilibre des quatre éléments. Il faut aussi garder la liberté d’esprit. Le modèle à imiter est dans la vie du Christ, dans celle de Paul, et de ceux qui, comme lui, ont voulu être crucifiés avec le Christ. Cette seconde | partie du traité est très supérieure à la première.

Biographies. — On peut rattacher aux ouvrages ascétiques les biographies de saints ou de saintes, et nous

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