‹ Histoire de la littérature grecque chrétienneChapitre 128 sur 200 · EU · texte numérisé non relu

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(4) Pendant qu'il occupait ce siège, Alexandre. d'Alexandrie lui.

adressa une des Encycliques qu’il expédia pour signaler à ses con

frères l'hérésie d’Arius (THÉODORET, H. E., I, 62). ; \

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prouvé la fermeté de sa foi dès la période des persécu-.

. esprit bien différent, se réunit à Antioche en 330, « le.

394 Te fab où tie lui LM Hustathe avait.

tions ; Athanase lui donne le titre de Confesseur (2). En 325, au concile de Nicée, il fut au nombre des défenseurs les plus zélés de l’orthodoxie. À la séance d° enr ce fut à lui qu’échut l’honneur de saluer Constantin au nom de l’assemblée (3). Lorsqu'un autre concile, d’un

grand Eustathe », dit Théodoret, « reçut les évêques AS avec toute sa bienveillance fraternelle ». Mais Eusèbe, Patrophile, Aèce, Théodote, qui étaient au premier rang parmi eux, ne pouvaient mener à bonne fin leurs desseins sans se débarrasser de lui. Ils soudoyèrent une femme, qui vint jurer qu’elle avait été séduite par lui, et montra um enfant à la mamelle dont elle lüi attribuait la patermité. Il fut déposé et exilé, « pour mauvaises mœurs et tyrannie » (4). Des Ariens plus ou moins déclarés Fr vinrent à occuper pendant assez longtemps son siège ; mais un groupe important d’orthodoxes se détacha peu à peu des évêques officiels et se constitua en communauté indépendante, sous le nom d’Eustathiens (5). Un groupe intransigeant subsista, même après que fut RARE à “ l’épiscopat Mélèce, que les Ariens' ou semi-Ariens s’ima- 141 ginèrent être dès leurs, mais qui se montra dès ses débuts ", 2 bon catholique. Passant un jour à Antioche, Lucifer de Cagliari, qui avait plus de zèle que d’à-propos, avait con-

(1) Chrysostome a prononcé également un panégyrique de Philogone (P. G., XLVIII).

(2) Historia Arian., k. Dune (3) Taéonorer, ib., VII, 10 ; EusèBe (Vita Constantini, III, 1) He 1% s’est abstenu, tenant de nommer ana qui n’était ve” pas de son parti.

(4) Taéonorer, H. E., liv. I, xxr, 3 ; om traitait sa doctrine de

sabellienne (CAVALLERA, PO D riuke p. 57).

(5) Zbid., xxur, 2. Les

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sacré un évêque, d’ailleurs estimable, en la personne de Paulin ; comme les Méléciens, après la mort de Mélèce, ne D clurout pas l’accepter et choisirent pour chef Flavien, un schisme désola pendant plusieurs années la métropole des églises syriennes.

Nous savons parle témoignage de Jérôme, qui a été cité

plus haut, qu'Eustathe mourut en exil. Nousignorons en

quelle année ; mais ce fut évidemment avant 327, date où Constantin rappela les évêques bannis. Les siècles suivants l’ont considéré avec raison comme un des plus énergiques auxiliaires d’'Athanase, et le second concile de Nicée, en

787, l’appelait, en jouant sur son nom (1), « le défenseur ‘toujours inébranlable de la vraie foi, et le destructeur de

la folie arienne ».

L'œuvre. — Fragments. — Il ne nous reste intégrale-

ment que le traité sur la Sorcière d’'Endor ; car l’homélie

que M. Cavallera a publiée, sous le titre d’Homélie sur

Lazare, Marie et Marthe, d’après un manuscrit où elle

porte le nom d’Eustathe, diffère peut-être plus du traité par le style que ne l’expliquerait à elle seule la différence des genres, et contient, sur les deux natures du Christ, des formules plus précises que ne semble avoir pu les

employer un écrivain du premier tiers du rv® siècle (2).

D'autre part, le commentaire sur l’'Hexæmeron, qu’Allatius a publié, en 1629, sous le nom d’Eustathe, quoiqu'il puisse être du rv® siècle et ne manque pas d'intérêt (3), ne semble pas non plus pouvoir lui être attribué. Il ne nous reste donc, en dehors du traité, que des fragments, qui ont étéréunis d’abord dans le tome XVIII de la Pa-

(1) Actes du concile de Nicée, 6 (Mansr, XIIT, 265) ; Eustathios est un nom propre dérivé de eustathés, qui signifie : bien solide

(2) L. Sacrer, Bulletin de Littérature ecclésiastique, 1906.

(3) C’est l’édition princeps d'Eustathe, parue à Lyon en 1629; voir sur cette édition, À. Jann, T. U., Il, 4, p. 1x. Sur le commentaire, cf. Berenprs, Studien über Zacharias Apokryphen und Zacha-

rias Legenden, Touriev-Dorpat, 1895 ; et Rogsins, The Hexæmeral Literature, Chicago, 1912.

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