‹ Histoire de la littérature grecque chrétienneChapitre 130 sur 200 · SUR LA SORCIÈRE · texte numérisé non relu

SUR LA SORCIÈRE

“parties de l’historien. Il s’est placé franchement en pré-

sence de la page à examiner, et ilen a subi l’impression.

Il n’y a pas trouvé les avertissements ou les sous-entendus qu’Eustathe a cru découvrir. Avec sa sincérité habituelle,

il a cherché dès lors. à concilier les données du récit avec

d’autres données de l’Écriture ou de la foi.

Mais il est trop certain que, d'ordinaire, Origène a

suivi la méthode la plus opposée. Il a résolu les difficultés que présente le texte sacré par l’allégorie. Le

principal intérêt du traité d’Eustathe est moins dans

l’argumentation particulière grâce à laquelle l’évèque

d’Antioche prétend réfuter son devancier, que dans la

position très nette qu'il prend par rapport à l’exégèse allégorique. Il n’a pas de termes assez vifs pour la con-

damner. Origène se fabrique à lui-même des dogmes (1)

sans cesse il se répète, en brouillant tout, à la ma- . nière d’une vieille femme (2); lui qui à essayé de tout allégoriser dans les Écritures, il ne rougit pas de prendre ce seul chapitre à la lettre (3) ; il n’hésite pas cependant,

d'habitude, à traiter de fables tout ce que Dieu a raconté

avoir fait dans l’œuvre de la création, tout ce qu’a mis

par écrit le serviteur le plus fidèle de Dieu, Moïse (4);

il a rempli le monde entier de puérilités infinies (5). Eustathe montre abondamment, au cours de sa discussion, qu’il avait reçu une culture profane soignée. Le

traité commence par une phrase imitée du Protago-.

ras (6) ; ailleurs, apparaît une métaphore qu'ont employée tour à tour Aristophane et Démosthène, et qui était, sans doute, familière aux orateurs et au public de l’assemblée, au v® et au 1v® siècle (7) ; dans le dernier cha- DACR EVE

2), Ch xt.

3) Ch. xxt.

) Ib. Suivent des exemples, pris à l'Ancien ef au Nouveau Tese

Tup:e:v (ARISTOPHANE, Chevaliers, 479).

4) H \° Fa di

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at + peu é temps Fe” son LEE à la ea l’empereur Constance (3), et où il prit la parole après . Georges d'Alexandrie, qui était franchement arien, et

Acace qui l'était avec plus de mesure, l'opinion générale fut qu’il prenait parti pour l’orthodoxie, quoi qu’il n’eût pas employé des formules d’une précision rigoureuse. On

‘se le passage le plus important en est consacré à la discussion du verset 22, chapitre vu des Proverbes (4). Flavien, qui, lorsque Mélèce mourut, en 381, à Consue bre it " présidait le concile, le rem-

(1) République, II, 576. — EusraATr, ch. xxvir. (2) Cf, Cavarcera, Schisme d’Antioche, p. 1-3. (8) Taéonorer, H. E., II, 27.

(4) CavazzerA, Schisme, p. 78-83.

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