‹ Histoire de la littérature grecque chrétienneChapitre 131 sur 200 · QU EE PP · texte numérisé non relu

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x aître par ome qu’e en 1 398, grâce : à l'entremise de ue. We “ancien ‘disciple, Jean Chrysostome, devenu évêque dela capitale. Pendant les années où Jean avait vécu à An- : tioche, Flavien avait fait de l’admirable orateur son habituel porte-parole. Cependant il prêchait lui-même; | nous avons conservé quelques fragments de ses homélies, æt, pour ne pas parler du fameux discours que lui prête k k Dhssmione lors de sa mussion auprès de Théodose, ay

l’occasion de l’affaire des statues — car ce discours est : 5 dure de Jean — on doit peut-être lui attribuer une

autre homélie : Qu'il ne faut pas anathématiser les vivants

quelque rapport avec celle de son illustre disciple. | Diodore de Tarse. — Il est fort regrettable que nous connaissions si mal l’un des principaux docteurs de

à . l’école d’Antioche, Diodore. Il fut le maître de Jean

. siaste (2), et de Théodore de Mopsueste. Il a été consi- . déré, sous Julien et sous Valens, comme un des défen- - seurs les plus intrépides de la foi catholique et un de ses | plus savants interprètes. En 381, lors de la réumion du * concile tenu à Constantinople, Théodose, dans sa loi du 30 juillet, l’a désigné, avec Pélage de Laodicée, comme

le garant de l’orthodoxie pour les diocèses d'Orient. # 1 ‘Après sa mort, il a été moins heureux. Attaqué déjà, de son vivant, au sujet de sa christologie, par Apollinaire

: de Laodicée, il a été considéré comme un précurseur de J% x è

Nestorius. Vers 438, Cyrille d'Alexandrie a écrit contre À lui et contre son élève, Théodore, un hvre où il l’a pré-

… senté sous cet aspect et dont il nous reste peu ‘de chose. Léonce de Byzance ne l’a pas jugé plus Dr AnREnnt Ve

(1) Ibid, p. 15-18 et 277.

(2) Voir son panégyrique in laudem Diod. Tarsensis, P. G., LIT.

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. ni les morts, qui nous est parvenue sous le nom du même cs Chrysostome (1). Par l'émotion sincère qui l'inspire, sinon par la puissance et l'éclat, la parole de Flavien a

Chrysostome, qui a gardé de lui un souvenir enthou-

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dans son traité Contre Nestorius et Eutychés (1). Sa doc-. trine fut condamnée au synode de Constantinople de # 4 l’année 499. Cette condamnation a fait disparaître presque } complètement l’œuvre très considérable qu'il avait composée. | Biographie. — D’après Théodoret (IV, 25), Diodore . était issu d’une famille « illustre » d’Antioche. Il avait reçu l'éducation que recevaient les jeunes gens de cette | sorte, et, comme Basile ou Grégoire de Nazianze, il ne s’était pas contenté des écoles de son pays;il était allé chercher à Athènes les leçons des maîtres les plus célèbres. C’est ce que nous apprenons par une curieuse lettre de Julien, écrite à Photin de Sirmium pendant le séjour que l’empereur fit à Antioche, dans la seconde moitié de l’année 362 et le premier trimestre de la suivante (2). Il faut citer la plus grande partie de ce qui nous reste de : cette lettre (3), car rien ne montrera mieux le rôle impor-. tant que Diodore a joué dans la défense de l’orthodoxie. « Quant à Diodore, ce magicien du Nazaréen, en déguisant des absurdités sous les vives couleurs de son maquillage, il s’est révélé le sophiste subtil d’une religion rustique. Si nous obtenons l’assistance de tous les dieux et déesses, des Muses et de la Fortune, nous montrerons ses faiblesses (4) et combien il dénature les lois, les doctrines et les mystères des Hellènes, ainsi que les dieux infernaux ; nous ferons voir que son nouveau Dieu galiléen, à qui ses fables prêtent l’éternité, se trouve en réalité, par l’ignominie de sa mort et de sa sépulture, exclu de la divinité que Diodore invente pour lui... Au

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