‹ Histoire de la littérature grecque chrétienneChapitre 148 sur 200 · BIT · texte numérisé non relu

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é ré que Dur a uni, l’homme ne peut le rue (Math. 100 : XIX, 6)... Que personne nè vous trouble: ; persévérez dans | la prière... Demain je serai à la litanie avec vous. Où je suis, vous êtes, et où vous êtes, je suis aussi. Nous ne sommes qu’un corps ; on ne sépare pas le corps de la tête, “ya ni la tête du corps. Séparés par l’espace, nous restons unis par la charité ; c’est un lien que la mort même ne à peut rompre. Si mon corps vient à mourir, mon âme vivra 3 et elle se souviendra de son peuple. Vous êtes mes frères; AE comment pourrais-je vous oublier ? Vous êtes mes frères ; vous êtes ma vie ; vous êtes ma gloire. Si vous progressez, j'en ai l'honneur ; ma vie, ma richesse, résident en vous comme en un trésor. Je suis prêt à donner mille fois ma vie pour vous, et vous n'avez pas besoin de m'en savoir gré ; J'acquitte une dette; car le bon pasteur expose sa ste pour ses brebis (Jean, X, 11) (1) ».

Après son retour, Jean prononça deux homéliés. ; la première ne fut qu’une allocution, improvisée dans la magnifique église des Apôtres ; Jean y laissa déborder sa joie, devant une assistance très nombreuse — toute la ville, nous dit-il — dont l’empressement était d'autant plus remarquable que le même jour des jeux se donnaient au Cirque. Cependant, dit Jean, le théâtre est vide et jt l’église est pleine. Le lendemain, il en prononça une ; plus longue, que Sozomène a connue (2), mais confondue | avec la première ; il y compare l’Église à la femme d'Abraham convoitée en Égypte par le Pharaon ; quant au Pharaon, il fait de lui le symbole de son ennemi Théophile. Il raconte l’accueil qu’il a reçu la veille, et, sinon par ordre, du moins par convenance, il couvre de fleurs He ‘Eudoxie, en citant les passages essentiels de la lettre qu’elle lui a écrite la veille pour sceller la réconciliation (3). :

(1) Socrate, VI, 16.

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