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(1) La date donnée au chapitre xx (le nées a commencé n. sous Probus, il y a 70 ans accomplis, mod BAwv ÉBdourovra étav) | | peut servir à dater les Catéchèses. Prébus a régné d'avril 276 à oc tobre 282, ce qui place celles-ci. entre 346 et 352, mais ne décide ane si Cyrille était prêtre ou évêque quand il les prononça.
(2) P. G., 33, colonne 321, son aspect physique — sur la foi de A quelle tradition ? — y est décrit ainsi : taille moyenne, teint pâle, longs cheveux, nez un peu camard, visage carré, sourcils se continuant en % ligne droite, barbe blanche ‘épaisse sur les joues, divisée en deux au menton, « de tout point semblable , par son genre, à un paysan ».
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rusticité d’esprit comme de corps. Nous savons, par le témoignage de Théodoret, que, quand il se retira à Tarse, après avoir été chassé de Jérusalem par Acace, Sylvain, évêque de cette ville le fit prêcher dans son église. Cyrille y obtint un tel succès que, quand le métropolitain de Césarée communiqua à Sylvain sa déposition, en vue d'obtenir de lui qu’il lui retirât cette autorisation, Sylvain n’osa pas se prêter à ce qu’on lui demandait « par crainte du peuple ». Tarse était une ville lettrée, et il est peu probable qu’un prédicateur ait pu s’y faire applaudir sans se montrer expert dans l’art de la rhétorique. Il faut croire que la manière simple des catéchèses est sur-
tout commandée par le genre. Du reste, il ne convient pas d’exagérer cette simplicité. Les passages ne manquent
pas où la virtuosité se donne carrière, surtout dans les premières catéchèses, quelquefois, quoique plus rarement, dans les suivantes. Cyrille est un disciple de l’école asiatique ; quand il se donne la peine de soigner son style, il emploie les petits membres de phrase antithétiques ou parallèles, rehaussés par des anaphores au début, par. des assonances ou des rimes à la fin ; il use volontiers de l'interrogation ou de l’exclamation. Que l’on lise par exemple l’éloge du baptême, au chapitre 16 de la Procatéchèse, le développement sur le salut, au ch. 5 de la IIe Catéchèse, le morceau brillant sur Ezéchias, au ch. 15 du même discours, ou encore le développement sur les témoins du Christ, dans la Catéchèse X (ch. 19). On trouvera dans toutes ces pages la preuve que Cyrille, quoiqu'il n’eût que du talent et point de génie, n’était pas seulement un improvisateur facile, mais aussi un écrivain exercé.
On peut passer rapidement sur ce qui constitue le reste de son bagage littéraire. Une homélie sur la guérison du paralÿtique de la piscine probatique (Jean, V, 2-66) ne diffère pas sensiblement des catéchèses. Il est possible qu’elle leur soit antérieure ; elle ne saurait en tout cas leur être postérieure de beaucoup ; car elle est du temps où